L’UVO, le groupe des UMP et non inscrits au Conseil général du val-d’Oise, a adressé un courrier à l’ensemble des élus municipaux maires, adjoints et conseillers municipaux) du département, soit prés de 3700 personnes pour les "éclairer sur la réalité de la situation politique du Conseil général".
Son leader, Arnaud Bazin, dépeint en noir la situation du Conseil général: "L’administration est décapitée, les départs à la direction générale se succèdent, les services sont paralysés".

"L’assemblée départementale et ses élus ont été au cœur de l’actualité politique de ces dernières semaines. Beaucoup de choses ont été dites, parfois fausses ou erronées", écrit Arnaud Bazin, le président du groupe UVO.

Le conseiller général Non Inscrit de Persan rappelle qu’après la victoire de l’UMP Philippe Métézeau "les 20 membres du groupe U.V.O. ont alors signé un document public revendiquant les moyens de diriger le département, comme c’est le devoir de toute majorité".

L’élu revient sur réunion exceptionnelle de l’Assemblée départementale avec comme ordre du jour, le remplacement  de Mme Cayzac au sein  de la  Commission permanente,  "première étape de la prise  de contrôle  de l’exécutif  par l’ U.V.O", précise-t-il.

"Lors de ce vote, M. Robert Daviot conseiller général de Domont, militant engagé dans différents mouvements de la droite républicaine depuis 15 ans, membre du groupe U.V.O. depuis son premier mandat, réélu en mars 2008 avec l’investiture d’U.V.O., a refusé de voter le remplacement de Madame Cayzac à la Commission permanente.

En s’abstenant, il a permis à la voix prépondérante de M. Didier ARNAL, au demeurant président élu avec une voix viciée, d’empêcher l’U.V.O. de compléter la Commission permanente, les 18 élus socialistes et l’élu communiste contrebalançant les 19 voix U.V.O.

 Par son vote, M. Robert DAVIOT s’est exclu du groupe U.V.O. et a joué le rôle de supplétif de la minorité socialo-communiste. Par cette défection, le groupe U.V.O. est redevenu minoritaire.

 Nous laisserons chacun juger celui qui a trahi ses électeurs, ses collègues, sa signature et plus que tout, les valeurs de la démocratie. Chacun pourra également juger la légitimité d’un Président élu par une voix provenant d’une élection annulée, et maintenu par l’appoint d’un renégat".

Le président du groupe UVO estime que ce "changement politique, source d’instabilité institutionnelle, se produit au pire moment pour le département. L’administration est décapitée, les départs à la direction générale se succèdent, les services sont paralysés".

Et Arnaud Bazin revient sur le projet de "contractualisation communes-département". "M. Didier ARNAL n’a pas pu, grâce à notre opposition, faire voter son projet qui mettait gravement en danger les capacités des communes et de leur regroupement à s’équiper".

Le président du groupe UVO en appelle aux élus : "Nous ne saurions trop vous engager à user de votre influence collective et personnelle pour empêcher M. Robert Daviot de voter une nouvelle mouture de l’aide aux communes qui serait une version camouflée de la précédente, mais tout aussi néfaste".

Le groupe U.V.O. promet de "défendre inlassablement les intérêts" des communes et de leurs regroupements.