Après plusieurs semaines de négociations, les salariés d’ABB France ont finalement accepté la dernière proposition de la direction. Les 306 licenciés du site de Saint-Ouen-l’Aumône concernés par ce plan social devraient donc partir avec une prime de 40 000€.

 L’accord n’est pas encore signé mais ce n’est plus qu’une question de jours. Satisfaits en partie du montant de la prime « supra conventionnelle », les salariés d’ABB ont voté la reprise du travail après plusieurs semaines de conflits. C’était une des conditions posées, avec l’arrêt des mouvements, par la direction pour une prime de 40 000€. En contrepartie, les organisations syndicales ont obtenu l’arrêt des poursuites judiciaires engagées ou à venir à l’encontre des salariés. Si la direction s’est engagée de ne pas entamer de nouvelles poursuites en justice, elle refusé de retirer les plaintes déposées suite au Comité Central d’Entreprise organisé sur le site Montluel en début de procédure.

Une prime qui « lèse » les salariés de Saint-Ouen-l’Aumône

Cet accord valable pour l’ensemble des victimes du plan social d’ABB France est « a minima » pour les employés du site de Saint-Ouen-l’Aumône. « Leurs salaires étaient plus élevés dans le Val d’Oise que sur les autres sites répartis en France, explique Daniel Fallot, délégué syndical CFE-CGC. La somme de 40 000€ convient donc mieux aux salariés situés dans le Rhône, qui était quasiment au SMIC, qu’à ceux de Saint-Ouen-l’Aumône et Beauchamp, où les indemnités étaient beaucoup plus élevées. » 

Le plan social et économique d’ABB doit encore être validé par la direction départementale du travail. Une fois cette dernière étape, les 306 salariés de Saint-Ouen-l’Aumône attendront la notification de leur licenciement qui devrait intervenir aux alentours de Noël.