Michel Cochon, journaliste-citoyen de la commune de Puiseux-en-France, ne sera pas poursuivi. Le tribunal de Pontoise a jugé irrecevable la plainte du maire de la commune et de son équipe municipale. Ils reprochaient au président de l’association qui édite depuis 2007 « la Gazette de Puiseux » de les avoir diffamés dans des articles parus en février 2009.

Le 15 octobre dernier, Michel Cochon, président de l’association qui édite « la Gazette de Puiseux », comparaissait devant le tribunal de Pontoise. Le maire de la commune, Yves Murru, ainsi que six membres de son équipe municipale, avaient déposé une plainte pour diffamation. En cause la teneur de propos tenus dans l’édition de février. Dans les articles incriminés, Michel Cochon évoquait aussi bien le skate park que le marché de Noël ou la fermeture du seul restaurant de la commune, commentant l’utilisation des finances publiques dans ces affaires.

Après l’audience du 15 octobre, la sixième chambre du  Tribunal correctionnel de Pontoise a rendu son délibéré. Suivant l’argumentation de Michel Cochon, le tribunal a annulé la citation qui lui avait été délivrée le 11 mai 2009 à la requête d’Yves Murru, maire de Puiseux, et d’autres conseillers municipaux. Ces derniers ont vu leur constitution de partie civile déclarée irrecevable.

En annulant la citation, le Tribunal Correctionnel a fait droit à l’argumentation selon laquelle le Maire et les Conseillers municipaux n’étaient pas visés personnellement. Les poursuites n’auraient éventuellement pu être intentées que par la commune  en sa qualité de corps constitué. Elles ne l’ont pas été, les plaignants ayant fait un autre choix procédural. Le Tribunal Correctionnel a donc accrédité l’idée que la situation du Maire et  des conseillers municipaux qui ont déposé plainte ne se confondait pas avec celle de la commune.