Ils seraient quatre à briguer l’investiture du Modem dans le Val d’Oise pour l’élection régionale. Ce soir une réunion interne doit officialiser ces candidatures, mais d’ores et déjà deux personnalités se détachent, deux femmes : Sophie Jacquest, conseillère régionale sortante, et Laurence Marchand, vice-présidente du Modem 95.

"ça se jouera entre Sophie Jacquest et Laurence Marchand", pronostique Philippe Houbert le patron du Modem du Val d’Oise. Les deux candidates à la candidature sont, selon lui, les deux plus impliquées dans la vie locale. "Les autres se  trimbalent des casseroles politiques", ose le responsable du Modem95.
 
Sophie Jacquest "est une bonne conseillère régionale" explique Philippe Houbert ajoutant "elle est connue du siège". Voilà qui pourrait l’aider à devenir tête de liste Val d’Oisienne face à Laurence Marchand, implantée à Herblay.

Selon un membre du mouvement démocrate du département "il y a une opposition entre le national et le local sur la désignation de la tête de liste", le national voulant imposer Sophie Jacquest dans la bataille. Moins connue mais plus implantée localement, Laurence Marchand pourrait profiter de la volonté de François Bayrou de renouveller les représentants du Modem, "s’ils veulent des nouveaux, Laurence Marchand a toutes ses chances" constate le président du Modem 95.

Le duel dans le duel, celui de la fédération locale du Modem contre les instances nationales

Ce mercredi soir, réunion interne au Modem, avec le chef de file pour les régionales Alain Dolium. Il vient se présenter aux adhérents du mouvement démocrate. Dans une seconde partie, cette réunion statuera sur une consultation locale pour la désignation de la tête de liste dans le Val d’Oise. "Le siège n’est pas trop d’accord avec cette consultation, pourtant elle est prévue dans les statuts départementaux", s’étonne Philippe Houbert. Problème : même si une consultation locale est validée par le parti ce soir,  elle ne sera qu’une proposition. Autrement dit : si les membres locaux désignent Laurence Marchand mais que l’instance nationale lui préfère Sophie Jacquest, cette dernière sera finalement retenue. "Cela risque de poser problème", conclut Philippe Houbert.