Alors que Taverny et Bessancourt ne sont pas encore décidées à rejoindre Val-et-Forêt (Eaubonne, Ermont,…), celle-ci regarde plus à l’est. Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, le sénateur-maire UMP d’Ermont, Hugues Portelli, a expliqué qu’il s’employait « de toutes ses forces » pour rapprocher sa communauté d’agglomération avec sa voisine, la CAVAM  (Deuil-la-Barre, Montmorency, Saint-Gratien…).

« Après le départ de Franconville de la communauté d’agglomération, voici deux ans (…), il nous faut envisager l’intercommunalité à une autre échelle : Val et Forêt, à l’heure du grand Paris et des métropoles, est trop exigüe et l’arrivée de nouvelles communes n’y changerait rien.(…) Seule une grande communauté regroupant toute la vallée de Montmorency par fusion des intercommunalités existantes et des communes indépendantes répondrait à cet objectif. Je m’y emploie désormais de toutes mes forces aux côtés d’Alain Goujon, président de Val-et-Forêt, et des maires de l’agglomération. » Par cette déclaration, prononcée à l’occasion de vœux à la population, Hugues Portelli, sénateur-maire d’Ermont, montre la volonté de la communauté d’agglomération Val-et-Forêt de ne pas s’arrêter à la seule intégration de villes comme Taverny et Bessancourt.

De son côté, le président de la Communauté d’Agglomération de la Vallée de Montmorency (CAVAM) préfère s’accorder du temps pour étudier cette possibilité. « C’est toujours flatteur d’être convoité mais attendons de voir quelles seront les règles du jeu » répond Luc Stéhaiano, maire de Soisy-sous-Montmorency. En effet, le sort des intercommunalités reste suspendu à celui de la réforme des collectivités territoriales qui devrait fixer la répartition des compétences entre les différentes administrations.

Prendre une décision « dans l’intérêt des habitants de la CAVAM »

Le conseiller général se présente d’ailleurs comme « un cartésien, farouche défenseur de l’intercommunalité qui est un outil et non pas une fin en soi ». « Passer d’une communauté de 100 000 habitants à 200 000 n’est pas simple et, avant tout, il faut voir l’intérêt de nos administrés. Il y a aussi Sannois et Franconville qui sont candidates pour nous rejoindre » poursuit-il.

« Rien n’est exclu »

« Il faut qu’on réfléchisse aux transferts de compétences qui ne sont pas forcément les mêmes entre différentes intercommunalités. A la CAVAM, le choix des compétences a pris du temps. Si une fusion avec Val-et-Forêt permet un meilleur fonctionnement, pourquoi pas ? Si ce rapprochement ne fait que multiplier par deux les équipements, cela n’a pas grand intérêt. Il faut que les deux communautés d’agglomération se complètent. Rien n’est exclu. Attendons de voir » conclut le président de la CAVAM.