A la suite à l’annonce d’un trou de 21 à 24 millions d’euros dans les caisses du Comité Central d’Entreprise d’Air France, le député UMP de Roissy, Yanick Paternotte, pointe du doigt « le dévoiement des ressources énormes des CE d’Air France. » A moins d’un an des prochaines élections dans les CE, il demande à la direction « de mettre en place une équipe de gestion intérimaire excluant le retour des anciens dirigeants. »

 « Conçus à l’origine pour assurer une péréquation financière en faveur des bas salaires de l’entreprise, les différents CE du groupe Air France, à l’exclusion de celui des PNT-PNC, consacrent l’essentiel de leurs recettes à l’investissement immobilier et génèrent structurellement des frais fixes de fonctionnement excessifs (80% à 90% du budget) » fustige Yanick Paternotte dans un communiqué. Au-delà des simples CE, le député UMP de Roissy s’en prend au groupe Air France directement et dénonce le non-respect de certaines règles.  « Air France consacre près de 100 M€ à ses différents CE, en reversant plus de 3 % de la masse salariale sous forme de subvention. La règle est de 0,5 % dans la branche (Source SCARA) et 0,2 % selon le Code du Travail » rappelle l’élu.

Yanick Paternotte en profite pour condamner également le projet de construction d’un hôtel sur le site de Lassy, dans le Val d’Oise, sur un espace de 27 hectares « ayant appartenu à l’Aga Khan ». Il qualifie cette entreprise de « faute financière ». « C’est une vision contestable de l’objet social et une concurrence déloyale pour le secteur hôtelier existant sur le territoire » appuie-t-il.