Spectaculaire et très médiatisé, le procès de la catastrophe du Concorde a achevé de désorganiser le tribunal de Grande Instance de Pontoise. Les avocats se rebiffent.

 Commencé mardi 2 février et prévu pour durer plusieurs mois, le procès de la catastrophe du Concorde n’a pas seulement obligé à aménager à grands frais une « super salle d’audience » dans la cité judiciaire presque neuve. « Le procès va de pair avec l’interruption des cessions de Cour d’Assises pour une durée de quatre mois au premier semestre 2010 », dénonce le Conseil de l’Ordre des avocats du barreau du Val-d’Oise.

« Depuis plusieurs mois, le service de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Pontoise souffre d’un manque cruel de Magistrats » ajoute le bâtonnier Eric Azoulay. « Cette situation a des répercussions sur l’avancement des dossiers et plus spécialement sur ceux sans détention provisoire ».

Selon les avocats, le retard, qui ainsi s’accumule, aura le plus grand mal à être résorbé, et le Barreau dénonce « un état de faits préjudiciable au fonctionnement des affaires pénales les plus graves ».