Ali Soumaré ne souhaite pas se prononcer pour l’instant sur les graves accusations portées par le maire UMP de Franconville et son collègue de Saint-Leu-la-Forêt. Les deux élus, l’accusant d’être un « délinquant multirécidiviste chevronné » invoquent plusieurs infractions, condamnations et procédures en cours dont ferait l’objet la tête de liste PS aux régionales dans le Val-d’Oise. Ali Soumaré a indiqué à l’AFP qu’il allait "contacter son avocat", précisant qu’il ne suspendait pas sa campagne.
Les éléments communiqués à la presse par les deux élus UMP du Val-d’Oise ont suscité, vendredi soir, des interrogations du Nouvelobs.com et de Lexpress.fr. Les deux sites d’information s’interrogent sur la provenance des informations communiquées à la presse.

 Francis Delattre explique à LEXPRESS.fr qu’il est allé au greffe du tribunal qui lui aurait communiqué les pièces corroborant ses accusations. "Procédure assez étonnante a priori", note le journal en ligne avant de noter que "bizarrement, certains actes judiciaires avancés par l’UMP sont datés du 16 février 2010, soit trois jours seulement avant la parution du communiqué. D’autre part, selon le communiqué lui-même, "la procédure est en cours" pour l’une des infractions présumées. Ce qui parait, à tout le moins, une entorse à la présomption d’innocence".

De son côté, le Nouvelobs.com a interrogé un haut magistrat qui estime que le procédé utilisé est "clairement "diffamatoire" et que certaines de ces informations ont nécessairement "été obtenues frauduleusement". Des déclarations également confirmées par un avocat spécialisé en droit pénal, qui estime qu’il s’agit là manifestement d’une violation du secret professionnel, et, pour l’affaire non encore jugée, d’une violation de la présomption d’innocence".

Seule réaction PS vendredi soir, celle d’Anne Hidalgo – sur Twitter – condamnant "l’acharnement obsessionnel du maire de Franconville contre Ali Soumaré". Les soutiens sont plus nombreux sur la page Facebook du candidat PS. "Ils sont d’abord passés par celui de la stigmatisation … avant de passer à la diffamation", écrit un internaute."Tu déranges, tu inquiètes, tu es crédible… l’adversaire n’a d’autres choix que de te trainer dans la boue", ajoute un autre internaute.