Le député UMP de Roissy et ses collègues Didier Gonzales et Yves Albarello, ont présenté et fait voter en commission du Développement Durable et des transports de l’Assemblée Nationale, un amendement mettant fin au monopole des taxis parisiens sur l’aéroport de Roissy. « Il est temps de réparer une injustice économique et sociale sur la plateforme Roissy-Charles de Gaulle » commente Yanick Paternotte.

 Avec cet amendement, Yanick Paternotte veut « permettre aux taxis-artisans riverains du pôle de Roissy de travailler sur la plateforme aéroportuaire près de laquelle ils habitent. » A l’heure actuelle à l’aéroport de Roissy, seuls les taxis parisiens sont autorisés à stationner sur la plateforme et à prendre des passagers alors que ce monopole a déjà été supprimé à Orly.

Pour justifier cet amendement, le député de Roissy indique qu’il souhaite que soit enfin respecté « un système égalitaire et grenello-compatible ».Outre une « égalité de traitement » entre les deux aéroports franciliens, Yanick Paternotte avance également « l’équilibre de l’offre de taxis » entre Roissy et la capitale. « Les taxis parisiens préfèrent se stocker sur l’aéroport de Roissy, privilégiant les courses « Roissy-Paris » plus rentables à celles de Paris intramuros ou celles de Roissy-banlieue » estime l’élu.

Yanick Paternotte avance également des arguments environnementaux. Selon lui, le vote de cet amendement mettrait fin « au stationnement de très longue durée des taxis à Roissy et à son cortège de pollutions atmosphériques » dans « l’esprit « Développement Durable » du Grenelle de l’Environnement. »

L’amendement a déjà du plomb dans l’aile

Mais à peine voter en commission, l’amendement fait débat. Tout d’abord, il a été voté contre l’avis du président UMP de la commission, Christian Jacob, et le secrétaire d’Etat en charge des transports, Dominique Bussereau, bien que la question du monopole des taxis parisiens ne soit pas de sa compétence, s’est prononcé contre lors de la séance de l’Assemblée nationale mercredi. Aussi, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, a déjà déclaré que le gouvernement soutiendrait les taxis parisiens et a écarté l’argument écolo.