Ce réseau réunit les différentes structures franciliennes de la LDH et a pour mission d’organiser des actions d’information des citoyens et d’opposition à la vidéosurveillance en Ile de France. Cette création intervient après le vote, la semaine dernière, de la loi Loppsi 2 qui devrait permettre au gouvernement de remplir son objectif, à savoir tripler en 2 ans le nombre des caméras de vidéosurveillance dans l’espace public en France.
La LDH dénonce, à l’occasion du lancement de projets par les villes, "le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire".

 Le Comité Régional Ile de France de la LDH dénonce "les campagnes de désinformation orchestrées par un certain nombre de municipalités et d’élus franciliens concernant la vidéosurveillance. Elles révèlent le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire. Elles visent à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance et le terrorisme, et ignorent sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Enfin, elles symbolisent une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence dans notre société".

Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile de France entend contribuer à informer et alerter les francilien(ne)s, estimant que le déploiement des caméras représente "un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée".