Alors que l’avocat d’Ali Soumaré, Me Mignard, a confirmé ce lundi qu’il allait saisir « dans la semaine » le doyen des juges d’instruction de Pontoise d’une plainte en diffamation, les maires UMP de Franconville et Saint-Leu, dans un nouveau communiqué, maintiennent leurs accusations. « Les déclarations en rideau de fumée des professionnels de l’indignation ne peuvent remettre en cause la réalité des jugements et décisions de justice concernant la tête de liste socialiste dans le Val d’Oise » précisent-ils. Et Francis Delattre dans une interview accordée à VOtv (la télévision du Val d’Oise) samedi et diffusée dans le journal de lundi soir qualifie Ali Soumaré de « petit caïd de quartier ».

Lors d’une conférence de presse ce matin, Me Mignard a précisé qu’Ali Soumaré niait trois des cinq affaires (condamnations ou procédures judiciaires en cours) que lui ont imputées les deux élus UMP valdoisiens. Ce lundi, ces derniers déclarent : « Face à une campagne le présentant comme un « exemple de la réussite républicaine » nous pensons que les électeurs ont droit de savoir pour qui ils vont voter. En particulier les jeunes de nos quartiers méritent mieux pour les représenter qu’un délinquant multirécidiviste tel que l’a explicitement décrit dans ses motifs le TGI de Pontoise dans son audience du 13 octobre 2009 : « Le Tribunal entend faire une application rigoureuse de la loi pénale en condamnant M. Ali SOUMARÉ à une peine de deux mois d’emprisonnement ferme compte-tenu des condamnations déjà prononcées ». »

« A défaut de répondre directement, les socialistes tant du Val d’Oise que de la Région ont choisi pour porte-parole un avocat, c’est en effet judicieux »
concluent-ils.