"Il y a une affaire qui remonte à 1999, qui est désormais prescrite. C’est une erreur de jeunesse dont j’ai tiré les conséquences. J’ai même eu un déclic à ce moment-là. J’ai payé ma dette, déclare Ali Soumaré dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien dans l’édition de ce mardi. Cela a nourri mon engagement, notamment dans le monde associatif et dans toutes mes actions à Villiers-le-Bel. Je sais ce que j’ai fait à cette époque-là, mais cela ne leur donne pas le droit de rajouter, onze ans après, un autre passé judiciaire qui, celui-là, ne m’appartient pas. Ces accusations sont en train de salir tout le reste de mon engagement et c’est inacceptable". Le responsable de la section PS de Villiers-le-Bel entend "continuer à faire du terrain, comme depuis le début" et "parler du programme et des vrais problèmes des Franciliens".
La tête de liste PS en Val-d’Oise aux régionales en Ile-de-France a reçu, lundi, le soutien de Martine Aubry. « J’imagine que Soumaré fait l’objet de critiques parce qu’il est black et jeune », a déclaré la première secrétaire du PS.

 Dans cet entretien accordé au Parisien, Ali Soumaré a déclaré que "ces attaques-là font très mal", évoquant sa famille, "je suis le père d’une petite fille de 4mois. Imaginez les dégâts que peuvent provoquer de telles accusations sur tout votre entourage".

"Je ne cesse d’être caricaturé, c’est très difficile, surtout quand on désire, comme moi, devenir un acteur politique de premier plan", a-t-il expliqué;

Martine Aubry a défendu lundi  la candidature d’Ali Soumaré. « Je n’ai pas de raison de douter de lui et je sais qu’il a été très choqué par ces accusations », a déclaré Martine Aubry lundi, sans nier qu’Ali Soumaré avait été condamné en 1999. «Mais il a payé pour ce qu’il a fait », a réagi la patronne du PS, dénonçant  un « sale climat » en France depuis le débat sur l’identité nationale : « Tout est possible, y compris le rejet de l’autre, y compris les débats qui s’apparentent à des débats de caniveau ».

Dans son entretien au Parisien, Ali Soumaré n’évoque pas les faits de rébellion à agents de la force publique  le 13 juillet 2009, soulevés par les maires UMP de Franconville et Saint-Leu-la-Forêt, pour lesquels il a été condamné en son absence à deux mois de prison ferme. « Le jugement n’a pas été signifié à M. Soumaré, qui a fait appel aujourd’hui (lundi), explique au Parisien son avocat. C’est une banale altercation qui sera plaidée à la cour et cela se terminera peut-être par une relaxe. Aussi, il ne reste plus qu’une condamnation pour des faits datant de dix ans. Ali Soumaré est loin d’être le délinquant multirécidiviste qui a été décrit », déclare son avocat.