Le trafic aérien est-il néfaste pour les habitants survolés ? C’est ce que la région Ile-de France va tenter de savoir avec sa première étude épidémiologique « Pollunef ». L’objectif est de mesurer les relations à court terme entre les effets de la pollution aérienne et les indicateurs de santé respiratoire, sur un échantillon de 400 personnes. L’étude sera réalisée en deux phases, du 1er avril au 30 juin 2010 puis de septembre à décembre 2010.

 Les patients, tous volontaires, résident dans 53 communes situées à moins de 4km des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et d’Orly.  L’étude concerne les enfants asthmatiques de 6 à 14 ans et adultes de plus de 60 ans atteints de bronchites chroniques. Ils devront en outre porter un capteur qui mesurera en permanence leur exposition à l’ozone et au dioxyde d’azote.

Les données recueillies seront comparées à celles d’habitants de trois communes des Hauts-de-Seine exposées à la seule pollution urbaine (Issy-les-Moulineaux, Neuilly-sur-Seine, Garches).


Cette étude se fait en complément du programme Survol mené par l’antenne régionale de l’Institut de veille sanitaire (InVS), visant à renforcer la surveillance des expositions au bruit et à la pollution atmosphérique des populations riveraines des aéroports franciliens.

L’expérimentation, qui s’élève à 450 000 euros, a été financée par le Conseil régional. Les résultats sont attendus en février 2011.