La famille Altindagoglu, propriétaire d’une icône orthodoxe de la Vierge Marie jure qu’elle "pleure" des larmes d’huile. Les curieux et croyants s’amassent en nombre par curiosité ou pour assister à un miracle…


La lumière est arrivée dans un pavillon de Garges. Depuis mi-février, l’icône orthodoxe de la vierge Marie de la famille Altindagoglu "pleure" des larmes d’huile. Et ce sous les flashs de plus en plus nombreux de curieux ou de dévots, qui se présentent au compte-goutte à la porte du pavillon. Le propriétaire, Esat Altindagoglu, explique qu’un prêtre libanais avait offert l’icône à sa femme pour son anniversaire en 2006.

Les faits ont "commencé le vendredi précédant le Carême, le 12 février. Et jusqu’à hier (samedi 6 mars), la Vierge n’arrêtait pas de pleurer", a-t-il déclaré à l’AFP.

Dimanche dernier, une soixantaine de personnes ont assisté à une messe improvisée dans le salon, en écoutant l’homélie et les chants d’un religieux représentant l’Eglise d’Antioche.

Une famille a même fait le voyage en voiture depuis Cologne, en Allemagne, espérant assister à un miracle. Mais rien n’est arrivé: la petite icône en bois de la Vierge, accrochée près d’une fenêtre, ne suinte pas. En surface, on y distingue cependant des traces d’huile.

"C’est la deuxième fois que je la vois. La première, j’ai eu un choc", a raconté Alain Salas, 69 ans, venu de la commune voisine de Villiers-le-Bel.

Miracle ou supercherie?

L’épouse d’Esat, Sevim Altindagoglu jure qu’elle fut la première à avoir vu de l’huile couler. "C’était un matin. Je priais devant et j’ai remarqué qu’elle pleurait. Je me suis dit que quelque chose n’était pas normal", a raconté cette fervente croyante.

Miracle ou supercherie? Esat n’y va pas par quatre chemin : "C’est un petit miracle, c’est sûr et certain. C’est un message envoyé par la Vierge et son fils".

Il explique avoir hésité avant de l’annoncer à son entourage. "Nous avons patienté trois jours. Comme beaucoup de gens n’y croient pas, nous ne voulions pas être pris pour des fous".

Depuis, les visiteurs affluent dans son salon rempli d’icônes orthodoxes.Les visiteurs apportent souvent des morceaux de coton qu’ils imbibent de l’huile répandue sur l’icône, espérant un effet thaumaturgique.

"Une femme est venue à la mi-février en m’expliquant qu’elle ne parvenait pas à avoir d’enfant. Elle a pris un peu d’huile sur un mouchoir qu’elle a placé sur son ventre. Il y a deux jours, elle m’a rappelé pour me dire que, d’après son médecin, elle peut désormais avoir un enfant", a affirmé Sevim Altindagoglu.