« Nous avons presque autant d’électeurs que pour les européennes, c’est un vrai succès qui nous oblige à travailler ensemble, à poursuivre à approfondir, se félicite Cécile Dufflot, responsable des Verts. On se souviendra de cette élection comme la première où les écologistes sont devenus audibles, crédibles avec des réponses nouvelles au chômage qui s’accroît ».
« Ce premier tour est une bonne nouvelle pour l’écologie politique », a rebondi Daniel Cohn Bendit.
La tête de liste pour le Val-d’Oise salue, elle, "une belle victoire". "Maintenant on va essayer de changer les choses sur l’énergie, l’emploi, les femmes", déclare Safia Lebdi.

 « Nous devons travailler ensemble plus efficacement en travaillant dès ce soir, réagi la chef de file Europe Ecologie en Ile-de-France qui appelle à « un rassemblement plus large de la gauche et des écologistes pour battre l’UMP dans toutes les régions ».

De son côté Daniel Cohn Bendit a visé le président de la République : « S’il y a quelque chose à retenir de ce premier tour c’est que la stratégie Sarkozy-Besson pour siphonner les voix du FN, c’est qu’elle n’a pas marché. Le PS a compris le message du premier tour de ces élections régionales. Aujourd’hui, il ne peut y avoir d’alternative à l’UMP sans un rassemblement avec Europe Ecologie. Si, il y a deux ans, on avait parié faire plus de 13% personne ne nous aurait cru ».

Safia Lebdi, la tête de liste Europe Ecologie pour le Val-d’Oise, n’a pas caché sa joie devant le résultat de dimanche soir ni son émotion : « Je passe du milieu associatif au milieu politique. C’est une victoire, je suis super contente », réagit celle qui se projette déjà au lendemain du deuxième tour : « Ce que j’attends c’est d’avoir les moyens pour mener une vraie politique sur la banlieue. On a quatre ans, on n’a pas le choix, demain on travaille ».

Son colistier Julien Bayou, issu de Jeudi noir, se situe dans la même perspective : « Maintenant, il y a une nouvelle génération au conseil régional d’Ile-de-France. On a juste envie d’être le 22 mars et passer à l’action. Pour les négociations avec le PS, l’idée ce sont des négociations franches sur le fond. ». Et Julien Bayou de livrer son analyse politique de ce 1er tour : "En Ile-de-France, on a réussi à faire passer le fond. L’affaire Soumaré c’était un prétexte pour ne pas faire passer le fond".