L’Observatoire départemental de la protection de l’enfance contribue, d’une part, à mieux faire connaître la réalité de l’enfance en danger, tant à l’échelon départemental qu’à l’échelon national, d’autre part, à faire évoluer pour l’améliorer l’action publique menée par le Conseil général et ses partenaires pour protéger ces enfants.
"Dans ce champ d’action sensible, fluidifier le partage d’informations est déterminant pour une prévention et une prise en charge pertinentes, explique Viviane GRIS, Présidente de l’Observatoire. C’est pourquoi, il est fondamental de favoriser la mise en réseaux des différents acteurs concernés".

 "Pour mener à bien ces missions, le Conseil général du Val d’Oise a choisi de rassembler les acteurs bien au-delà des obligations légales, développe l’élue. Plusieurs associations siègeront ainsi aux côtés des établissements publics et des représentants de l’État. Elles seront la garantie, pour la nouvelle instance départementale, d’un regard extérieur sur les politiques actuellement menées : une démarche essentielle afin d’évaluer, pour leur perfectibilité, l’efficacité des politiques publiques".

Au programme des premiers travaux de l’Observatoire, figure la réalisation d’un état des lieux en matière de protection de l’enfance. En effet, le recueil et l’expertise des données départementales relatives à l’enfance en danger constitue une étape préliminaire avant la formulation d’avis et de propositions.

"Avec l’installation de l’Observatoire départemental, conclue sa Présidente, la majorité de gauche du Conseil général du Val d’Oise prend ses responsabilités dans le champ de la protection de l’enfance et assure un rôle de coordinateur de l’action de ses différents partenaires. Le Conseil général consacre près de 90 millions d’euros par an à cette mission essentielle, offrant notamment des modes d’accueil des enfants diversifiés et de qualité (structures d’hébergement, assistants familiaux…) et proposant des actions de soutien à la parentalité (hébergement des mères en difficulté, assistance éducative, aides d’urgence…).

Aujourd’hui, l’État, bien que condamné par les tribunaux administratifs, a fait un autre choix : se désengager de la prise en charge des jeunes et de leurs familles et s’asseoir sur ses engagements, notamment en ce qui concerne la création du fonds national de financement de la protection de l’enfance, nécessaire à la mise en place de dispositifs comme cet observatoire départemental. Pour ne pas mettre en péril la poursuite de son action, le Conseil général continuera d’exiger, y compris en justice, que l’État tienne ses engagements".

Photo "Conseil général du Val d’Oise – Alexandra Lebon"