Yanick Paternotte et Claude Bodin voient dans la programmation du « Maghreb United » au Zénith de Paris « une provocation ». Dans un communiqué, ils se disent « indignés et scandalisés de constater qu’une telle manifestation ait pu être autorisée par le Maire de Paris, pour mettre à l’honneur les appels à la haine et à la violence de pseudo chanteurs. » Les artistes programmés, 113, Mafia K’1 Fry, Sefyu ou encore Amel Bent, ne sont pourtant pas connus pour leur textes haineux.

La position des élus UMP est ferme. Ils demandent à Bertrand Delanoë « qu’il prenne ses responsabilités et fasse interdire – comme cela a déjà été le cas à Lyon, Marseille et Grenoble – ce concert, au nom des valeurs qui fondent [le]Pacte Républicain. »

« A l’heure où les mots «Respect » et « Fraternité » ont bien du mal à retrouver leurs lettres de noblesse, à l’heure où nos banlieues, nos quartiers souffrent, plus que jamais, de la perte de tout  repère identitaire, à l’heure où la police s’efforce de démanteler les petits trafics de drogue qui minent notre jeunesse et arrêtent les dealers qui gangrènent nos banlieues, à l’heure où toute forme d’autorité y est bafouée engendrant un climat d’insécurité permanent, la programmation, au Zénith de Paris, le 10 avril prochain, d’un concert de « Maghreb United » est une provocation » expliquent-ils dans leur communiqué. « Nous avons le devoir de dire NON à toute forme de racisme, de mysoginie et de haine ! » s’exclament Yanick Paternotte et Claude Bodin.

Cette soirée de plus de 3 heures de live regroupera ce samedi plusieurs groupes de rap français (113, Mafia K’1 Fry, Sefyu) ou de R’n’B comme Amel Bent ou Kenza Farah mais aussi des artistes de raï venus du Maghreb (Reda Taliani, Mohamed Lamine,…). Les organisateurs annoncent également une « grosse surprise ».