A trois jours du vote du budget du Conseil général, le président socialiste Didier Arnal appelle « l’ensemble des élus du Conseil général à faire le choix de la responsabilité en permettant à ce budget d’être exécuté. » « Seules des arrière-pensées politiciennes motiveraient un vote contre ce budget », estime-t-il. Le 12 mars dernier ce même vote avait été reporté après qu’Alain Leikine, vice-président du Conseil général, ait annoncé qu’il voterait contre pour protester contre sa non réintégration au Parti Socialiste. Si le conseiller général d’Argenteuil campe sur cette position, Didier Arnal envisage même la « dissolution générale de l’assemblée départementale. »

La pression monte à l’approche de cette séance capitale pour le fonctionnement du Conseil général. Lundi, le budget est de nouveau soumis au vote de l’assemblée départementale après un premier report en mars. Cette étape cruciale s’inscrit dans un contexte difficile au niveau économique mais aussi politique. Pour Didier Arnal, « la réforme des collectivités territoriales, la suppression de la taxe professionnelle, la crise économique et sociale font et feront peser de lourdes charges sur l’ensemble des Conseils généraux de notre pays, tout comme les transferts de charges non compensés par l’État. » Il rappelle que, dans le Val d’Oise, « la dette de l’État à l’égard du Conseil général atteindra 120 millions d’euros fin 2010. » Pour présenter un budget en équilibre, contrairement à ce que vient de faire la Seine-Saint-Denis, « des choix douloureux ont dû être effectués » prévient le président socialiste qui assure néanmoins avoir « veillé à ne pas amputer la mission de solidarité du Conseil général. »

Au niveau politique, l’attention se portera une nouvelle fois sur Alain Leikine qui pourrait voter contre ce budget et ainsi empêcher son application. « Voter contre ce budget, c’est prendre la responsabilité de mettre le budget du Conseil général entre les mains de l’État, et donc de retarder un certain nombre d’actions attendues par les habitants, les associations ou les communes, assure Didier Arnal. C’est aussi prendre le risque de voir l’État imposer une augmentation des impôts aux Valdoisiens pour cacher son incapacité à régler sa dette de 120 millions d’euros à leur égard. Voter contre ce budget, c’est prendre la responsabilité de rayer d’un trait 30 ans de décentralisation dans notre département. »

Face à ces enjeux majeurs, le président du Conseil général appelle donc tous les conseillers généraux « à garder en vue l’intérêt du Val d’Oise et des Valdoisiens. » « Si la sagesse devait céder le pas à l’inconséquence partisane et l’intérêt général s’effacer devant une somme d’intérêts personnels, j’en tirerais toutes les conséquences prévues par le droit » annonce-t-il. Autrement dit, Didier Arnal serait prêt à dissoudre l’assemblée départementale. De nouvelles élections cantonales auraient alors lieu sur tout le département.

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