Pour la droite valdoisienne, le possible rejet du budget par l’assemblée départementale lundi prochain n’incombe qu’au président du Conseil général. Dans un communiqué, l’UVO indique que cette situation ne serait jamais arrivée si Didier Arnal avait démissionné après la défaite de Marie-José Cayzac à la cantonale partielle d’Argenteuil en septembre dernier. « Il s’est prêté à des manœuvres misérables pour se maintenir artificiellement aux affaires, en s’assurant de la trahison d’un élu de l’opposition. Nous mesurons toutes les conséquences de ces combinaisons politiciennes aujourd’hui » estiment les élus UVO.

 Les élus du groupe « Union pour le Val d’Oise » ont découvert « avec perplexité » les prises de position du président du Conseil général au sujet du possible rejet du budget par l’assemblée départementale lundi prochain. Ils estiment que cette situation est de « la responsabilité personnelle » de Didier Arnal.

« Un président aux abois »

« Comme nous le craignions, depuis 6 mois, le département est bloqué. Il vit au rythme des incidents et autres règlements comptes internes à ce qui reste de la "majorité". Le non-vote du budget le 12 mars dernier est un épisode supplémentaire d’une chronique qui a trop duré » commentent-ils dans un communiqué. Aujourd’hui, ils voient en Didier Arnal « un président aux abois », qui a « perdu la maîtrise de la situation y compris de sa propre communication. »

« Il va être temps que ce président mis en minorité par deux fois en 6 mois s’explique sur cette constante schizophrénie des mots et réponde à une question simple : quelle sera sa décision si lundi il est mis en minorité pour la 3ème fois ? »
s’interrogent les conseillers généraux de droite. Ils auront leur réponse lundi si le divers gauche Alain Leikine campe sur sa position et se prononce contre le budget présenté par la majorité.