Le Président du Conseil général du Val d’Oise rappelle, dans un communiqué, "la dette de l’État à l’égard des Valdoisiens bénéficiaires du RSA qui  dépasse 100 millions d’euros".
Le socialiste Didier Arnal sera présent pour accueillir le Président de la République dans le Val d’Oise. Le Conseil général s’attend à devoir faire face à une explosion du nombre de bénéficiaires du RSA.
 

"Dans ce contexte de crise économique particulièrement violente, je me félicite de ce déplacement qui témoigne d’une préoccupation partagée par l’Etat et le Conseil général sur les questions d’emploi qui affectent de très nombreux Valdoisiens,déclare Didier Arnal. Le revenu de solidarité active (RSA) est en vigueur depuis bientôt un an. Outre les difficultés budgétaires liées à l’insuffisance de compensation par l’État de cette charge (la dette se creuse de 20 M€ chaque année), le Département du Val d’Oise, comme les autres départements de France, est durement affecté par le manque de moyens consacrés par l’État à la politique de l’emploi pourtant placée sous sa responsabilité."

En deux ans, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 24 % dans le Val d’Oise.

"Les antennes locales de Pôle emploi sont submergées par des demandeurs d’emploi en nombre grandissant, alors que le nombre de conseillers et les moyens de Pôle emploi ne permettent pas de faire face à la charge réelle de travail. Dans le Val d’Oise, cette situation crée des souffrances réelles pour les usagers comme pour les salariés du Pôle emploi, estime le président du PS du Conseil général. Les personnes les plus en difficulté, en particulier les bénéficiaires du RSA, ne font pas l’objet du suivi renforcé indispensable à leur retour vers l’emploi. Les départements qui souhaitent offrir ce service sont ainsi tenus de rémunérer Pôle emploi pour une intervention spécifique, alors même que cela ne relève pas de leur compétence".

"Le Conseil général du Val d’Oise, dans le cadre du programme départemental d’insertion (PDI) 2010-2013 voté le 12 mars dernier, a choisi de financer ses propres dispositifs d’accompagnement vers l’emploi des bénéficiaires du RSA", fait savoir Didier Arnal.