Le chef de l’Etat est venu annoncer au Pôle Emploi de Gonesse des mesures pour les chomeurs en fin de droits. Ils bénéficieront d’une allocation exceptionnelle. Mais cette visite a aussi été l’occasion pour les élus de gauche du Conseil général de réclamer « le paiement par l’Etat de sa dette sur le RSA ». Une dette qui "dépasse 100 millions d’euros", affirme Didier Arnal, le président PS du département. De son côté, Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du PS et élu d’Argenteuil, a jugé jeudi que la visite de Nicolas Sarkozy dans le Val-d’Oise participait d’une "habituelle stratégie de communication". Le député UMP de Roissy, Yanick Paternotte, y voit, lui, un signe "important pour l’est du Val-d’Oise (….) un secteur où il y a, à la fois, un potentiel économique extraordinaire avec la plateforme aéroportuaire et beaucoup de souffrances sociales liées au manque d’emploi et de perspectives".

 Le chef de l’Etat a déclaré vouloir un "filet de sécurité" pour les demandeurs d’emploi ayant épuisé leurs droits à une allocation chômage. "En échange de cette allocation, les fins de droits ne pourront pas refuser un contrat aidé, marchand ou non marchand, ou une formation rémunérée que vous leur proposeriez", a expliqué Nicolas Sarkozy.

Le président de la République a précisé que l’Etat était prêt à cofinancer sur plusieurs mois avec l’assurance chômage cette aide exceptionnelle, "d’un montant qui pourrait être proche de celui de l’allocation spécifique de solidarité (ASS)".

L’Elysée dans un communiqué, précise qu’un tel contrat représenterait pour le bénéficiaire une rémunération mensuelle de 960 euros pour un contrat aidé marchand, et de 600 euros pour un contrat aidé non marchand.

L’Etat est prêt, explique l’Elysée dans un communiqué, à "dégager plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires" pour venir en aide aux demandeurs d’emploi "sans solution", si possible avec le soutien des syndicats et des régions.

Pour lui, Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du PS et élu d’Argenteuil, "la responsabilité de l’Etat est directement engagée dans la dégradation de la situation de l’emploi dans le Val-d’Oise où le taux de chômage a augmenté de 15,4 % en un an". Et ce dernier d’assurer que "faute de moyens, les antennes locales de Pôle Emploi ne peuvent plus accompagner le retour des chômeurs à une activité professionnelle"