Après avoir pris goût au calme lors de la fermeture du ciel européen,  l’association de riverains de Roissy contre les nuisances aériennes, l’ADVOCNAR, a récemment proposé d’instaurer chaque mois « un dimanche sans avions ». Une proposition soutenue par le maire de Saint-Prix, Jean-Pierre Enjalbert, très impliqué sur le dossier des nuisances sonores notamment. « Restituer des plages de silence volées par l’accumulation des vols est légitime » explique-t-il.

 Pour Jean-Pierre Enjalbert, la proposition de l’ADVOCNAR  est « légitime au regard des principes de développement durable mais jugée « utopique » par le lobby aérien. » Ce dernier affirme régulièrement que chaque vol est créateur d’emploi et de richesse. « Pour ma part, je m’interroge sur ce postulat, car chaque vol de fret qui profite d’une absence de taxe (taxe kérosène) ne contribue-t-il pas au dumping auxquelles les productions locales sont confrontées ? Ne constitue-t-il pas un argument supplémentaire de délocalisation ? Et par conséquent de perte d’emplois ? » se demande le conseiller général du Val d’Oise qui suggère donc d’établir « des taxes kérosènes équivalentes à celles que subissent les autres mode de transport pour lutter contre les délocalisations »

. Cela réduirait « la fréquence des vols nocturnes » qui sont en grande majorité destinés au fret et permettrait « de restituer les plages de silence que la santé commande. »