Dans un communiqué, le conseiller municipal PS de Sannois, Christophe Dulouard, condamne la « censure honteuse » de la tribune de son groupe, intitulée « le Maire, les Ministres et le courant d’air », dans le journal municipal. Réponse du maire, Yanick Paternotte, dans le magazine du mois de mai : « le texte que vous avez souhaité me faire parvenir, dans des délais très justes, ne m’a pas permis en l’état de le transmettre aux Ministres directement cités. »

 L’opposition socialiste de Sannois est en rogne. Leur tribune cinglante « Le maire, les ministres et le courant d’air » n’est pas paru dans le magazine du mois de mai. Christophe Dulouard reproche à Yanick Paternotte de vouloir réduire la liberté d’expression de son groupe alors que cette tribune est qualifiée de texte de libre opinion. « Que dire donc de la réponse émanant du même cabinet sur mon article, je cite : "Notre journal municipal est là pour rendre compte des avancées de la ville ; si vous souhaitez critiquer à tout va hommes et actions, d’autres lieux d’expression existent" » s’interroge le conseiller général.

La réponse du maire de Sannois ne s’est pas fait attendre. Elle est même parue dans l’édition du magazine en question, en guise de tribune de la majorité. S’appuyant sur les mails de Christophe Dulouard, Yanick Paternotte justifie la décision de ne pas faire paraître le texte « Le maire, les ministres et le courant d’air ». L’élu socialiste n’aurait donc pas respecté le délai de livraison de son papier. « En tant que Directeur de la Publication du « Sannois en Direct », je tiens à porter à votre connaissance que je me dois de concilier mes obligations de publication et mes responsabilités liées aux textes présentés et dans ce cas, le texte intitulé « le Maire, les Ministres et le courant d’air », que vous avez souhaité me faire parvenir, dans des délais très justes, ne m’a pas permis en l’état de le transmettre aux Ministres directement cités » précise Yanick Paternotte. La tribune du groupe PS impliquait directement Nadine Morano, Eric Besson, Christian Blanc et Frédéric Mitterrand. L’édile voulait ainsi se prémunir contre « un recours de leur part pour injure et/ou diffamation ».

Christophe Dulouard ne compte pas en rester là. « La justice tranchera car je déposerai dans les jours prochains un recours contre cette décision » indique-t-il avant d’ajouter : « ce n’est pas la première fois que nous sommes obligés de changer de texte car le cabinet nous a indiqué par oral et avec insistance que le texte ne plaisait pas. » Le socialiste en profite également pour rappeler la demande d’interdiction du spectacle « Maghreb United » formulée par le député-maire UMP au motif qu’il s’agissait d’une « provocation ».