« Une double peine ». C’est ainsi que Didier Arnal qualifie l’organisation du débat public sur le Grand Paris. Alors qu’il estime déjà le département exclu du projet initial, le président du Conseil général dénonce le peu de réunions publiques organisées sur le territoire valdoisien : 4 sur 72 prévues sur l’ensemble de l’Ile-de-France. « Voire même trois car deux réunions sur les quatre sont prévues sur la « zone de Roissy » sans plus de précision » fait-il remarquer.
 
 « Comment le gouvernement peut-il exclure de ce débat capital pour l’avenir de nos territoires les populations des Rives de Seine (d’Argenteuil à Bezons) de Sarcelles et de ses environs ou encore de la Vallée de Montmorency, soit plusieurs centaines de milliers de citoyens dont on mépriserait l’avis ? Ce n’est pas sérieux » s’exclame le président du Conseil général. Pour Didier Arnal, « le Grand Paris ne peut pas se faire contre les territoires. Il ne peut pas non plus se faire sans les habitants ».
 
Alors que l’instance départementale organise un nouveau tour de concertation sur le sujet en septembre, dont la contribution sera présentée lors d’une réunion publique à la fin du mois, le socialiste prédit que « le gouvernement n’arrivera à rien en préférant ignorer des territoires qui ont pourtant tant à dire, à ajouter, à démontrer. »

Dès l’annonce de l’organisation de ce débat public, qui doit se tenir du 1er octobre au 1er février, il a « immédiatement réitéré auprès de Michel Mercier, ministre en charge du Grand Paris, et de la Commission Nationale du Débat Public, sa demande de voir des réunions organisées sur les territoires des Rives de Seine, de la Vallée de Montmorency et de Val de France. »

A ce jour, les réunions publiques prévues dans le cadre du débat public sur le Grand Paris se tiendront le 18/10 à Cergy (Parc St-Christophe), le 26/10 à Roissy, le 15/11 à Roissy aéroport et le 09/12 à Gonesse.