Une forte perturbation était attendue ce mardi sur l’une des lignes les plus chargées au monde, seul un train sur deux est en service aux heures de pointe, et pour cause les syndicats ont appelé à la grève pour protester contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Finalement, la journée s’annonce moins galère que prévu pour le million d’usager…


 Des quais de gare bondés, des passagers collés les uns aux autres dans des rames saturées, quand elles arrivent, voici le cauchemar que voulaient éviter les usagers de la gare de Cergy-Préfecture. Il est 8h10 ce matin quand arrive le train, tout le monde retient son souffle et tente de trouver le meilleur endroit pour atteindre les portes le plus vite possible. Verdict après avoir desservi deux stations, le train est déjà rempli. « La bataille des coudes » peut commencer et à ce jeu, les personnes âgées sont perdantes.

« Je suis arrivée au travail en avance »

Si la grève du RER A a provoqué la pagaille, la ligne est moins touchée que prévu. Un train entre en gare toutes les 15 à 20 minutes. Aux alentours de 9h, la situation se calme, sur le quai les voyageurs affichent une étonnante décontraction. « Je suis arrivée au travail en avance, je n’ai eu aucun problème avec la grève du RER, on a connu pire ! » confie Claire, une jeune fleuriste. De plus fait rarissime l’interconnexion à Nanterre est assurée. Quant aux bus STIVO, aucune perturbation n’est finalement à déplorer.


Seuls les commerçants grincent des dents. Pour Ahmed, employé de la petite brasserie de la gare,  la grève est une entrave à son commerce « Il est 8h50, on n’a pas un client, ce n’est pas normal ! » Toujours est-il que le plus dur reste peut-être à venir avec la valse des retours. Les prévisions restent les mêmes : seul deux Transiliens sur cinq circuleront depuis la gare de Paris Saint Lazare et un RER sur deux.