Cinq mois après l’arrestation à Sannois du génocidaire rwandais présumé, Eugène Rwamucyo, la cour d’appel de Versailles demande un nouveau complément d’information à la demande d’extradition. L’avocat général espère ainsi obtenir la traduction des documents en anglais fournis par le Rwanda et la copie certifiée du mandat d’arrêt datant de 2007, à l’origine de cette procédure.

 Eugène Rwamucyo était recherché depuis 3 ans par Interpol qui le soupçonne d’avoir participé au génocide au Rwanda qui a fait au moins 800 000 morts. Durant cette période, il exerçait à l’hôpital de Maubeuge en Belgique.

A l’époque des faits en 1994, Eugène Rwamucyo était médecin chef de l’hôpital de Boutare au sud Rwanda. D’après deux enquêtes, il aurait participé à plusieurs réunions de planification du génocide et serait l’un des idéologues du magazine Kangura, organe clairement anti Tutsi qui titrait « Quelles armes utiliser pour tuer tous ces cafards ? »

La Cour d’Appel de Versailles rendra son verdict sur la demande d’extradition d’Eugène Rwamucyo mercredi prochain.