Quinze mois de prison ferme : c’est la peine prononcée à l’encontre de Demba, un jeune homme de 25 ans, jugé pour l’agression commise contre la maire UMP de Saint-Gratien, Jacqueline Eustache-Brinio, en mars 2009. Les policiers se sont appuyés sur la vidéosurveillance pour mener leur enquête, l’agresseur ayant réussi à prendre la fuite. La maire de Saint-Gratien explique aujourd’hui dans un entretien à VOnews « ne pas se focaliser » sur l’agression. « Je reste à l’écoute des jeunes en difficulté » ajoute-t-elle. Jacqueline Eustache-Brinio entend consacrer son mandat au « mieux vivre ensemble ».

 C’est une affaire qui avait suscité beaucoup d’émotion sur la commune.

Le 27 mars 2009, vers 20h15, Jacqueline Eustache-Brinio, 53 ans, maire UMP de Saint-Gratien, avait été agressée dans le quartier sensible des Raguenets alors qu’elle sortait d’une représentation théâtrale.

Agressée au seul motif apparent d’être une élue, elle avait été projetée au sol et blessée sérieusement à un genou. Profondément meurtrie, elle a longtemps hésité avant de reprendre son poste. « Est-ce que cela vaut la peine de continuer ? » s’interrogeait alors l’édile. Elle explique avoir eu besoin de psychologues pour l’aider dans cette décision.

« Avec mes tripes ! »

La conseillère régionale est connue pour sa politique de lutte contre la délinquance. Elle avait déclaré la guerre à l’économie souterraine dans sa ville. C’est pour cette raison qu’elle dit avoir vécu l’agression comme une intimidation. « On a voulu me faire taire ! » appuie-t-elle.

Elue maire depuis mars 2001, Jacqueline Eustache-Brinio avait affiché sa volonté de lutter « avec ses tripes » contre les trafiquants. De nombreuses personnalités politiques dont Michèle Alliot Marie ont tenu à l’époque des faits à saluer le courage de l’édile de Saint Gratien.

15 mois de prison ferme

L’agresseur, un jeune homme de 25 ans, originaire de la cité des Raguenets a écopé de 15 mois de prison ferme. Les policiers se sont appuyés sur la vidéosurveillance pour mener leur enquête, l’agresseur ayant réussi à prendre la fuite. Déjà connu des forces de police, Demba a vu sa peine assortie d’une mise à l’épreuve qui lui impose d’indemniser la victime.

Quant à la maire de Saint-Gratien, elle explique aujourd’hui « ne pas se focaliser » sur l’agression. « Je reste à l’écoute des jeunes en difficulté » ajoute-t-elle. Son mandat restera consacré, dit-elle, aux valeurs humaines, au développement durable et au « mieux vivre ensemble ».