La folle épopée du projet de circuit de F1 à Sarcelle vient-elle de se terminer ?  Après la déclaration de Serge Saulnier, le nouveau patron de Magny-Court à l’AFP, où il affirmait être « le seul circuit homologué en France pour la formule 1 », le doute semble permis. L’avenir d’un Grand Prix de France en Ile de France peut être, une nouvelle fois, sérieusement remis en question.


 Coup de tonnerre ! L’attribution du Grand Prix de France 2012 vient d’échapper à Sarcelles. La déclaration du nouveau patron de Magny-Court, Serge Saulnier à l’AFP « Nous devrons avoir réussi notre montage financier avant juin 2011 (pour accueillir un GP en 2012). Nous sommes le seul circuit homologué en France pour la Formule 1 » vient peut être d’assener le coup de grâce à un dossier qui battait de l’aile en raison des différents contraintes topographiques. Toujours est-il que le maire PS, François Pupponi, porteur de ce projet, affiche toujours une étonnante contradiction. « Nous sommes en lice pour 2013 et 2014, et nous sommes bien placé ! Nous avons de sérieux investisseurs. On ne peut pas passer à côté de cette perspective de développement pour la ville, nous retrouverons de grandes infrastructure sportive en collaboration avec Gonesse (NDLR : Candidature pour Roland Garros 2012). On veut devenir un pôle d’excellence pour le Val d’Oise » explique-t-il.

Un soulagement de courte durée ?

Après avoir émis de nombreuses critiques et souligné les contradictions du projet (surcoût dû au déplacement de plusieurs gazoducs, aucune retombée économique pour la région, pollution…), le Collectif Val d’Oise sans F1 et les écologistes se réjouissent de ces nouvelles déclarations du patron de Magny-Court. Dans un communiqué, le collectif salue la fin d’un « projet aberrant et insensé » mais fustige les frais de communications dépensés pour sa promotion. Les 25 organisations qui composent le Collectif viennent de décider de sa mise en veille et restent prêtes à le réactiver dès la première alerte. De son côté, François Pupponi  reste imperturbable. « Il y a bien longtemps que le collectif me laisse indifférent, Bernie Ecclestone (NDLR : le patron de la formule 1) n’a pas peur de Sarcelles » appuie le maire de Sarcelles.