Le discours annuel du préfet du Val d’Oise au sein de l’assemblée départementale a commencé ce matin par un échange de politesse d’une cordialité quasi suspecte. Alors que la majorité de gauche dénonce depuis son arrivée au Conseil général le désengagement de l’Etat, le préfet a tenu à se défendre.

 « Contrairement à ce que l’on entend parfois, l’Etat ne se désengage pas. Il investit pour le présent, et il investit pour l’avenir. » Le message de Pierre-Henry Maccioni ce matin face aux conseiller généraux du Val d’Oise était clair : le département n’est pas délaissé par l’Etat, chiffres à l’appui. « L’Etat engage 13 millions d’euros au titre de l’égalité des chances dans le Val-d’Oise, au profit de 27 communes, 83 quartiers, c’est-à-dire 300 000 personnes et plus de 300 associations » a rappelé le préfet devant l’assemblée départementale.

« Je laisse les Valdoisiens juges »

Interrogé à la mi-séance, le président du Conseil général, Didier Arnal, a répondu à ces propos sans vouloir polémiquer.  « Je laisse les Valdoisiens juges si dans les commissariats nous avons toujours plus de policiers, si dans les écoles nous avons toujours plus d’enseignants, si dans les collèges il n’y a pas de classes qui restent sans enseignants, si l’accès aux soins et les services publics de proximité dans ce département fonctionnent admirablement bien… » a-t-il glissé malicieusement.