"La casse du bureau de Poste de Mériel est-elle en marche ?", s’interrogent les militants du Front de gauche de la ville rassemblés autour de l’élu Stéphane Pariyski et du dirigeant communiste Jean-Michel Ruiz. La direction de la poste a fait savoir qu’elle souhaitait vendre l’ensemble de ses locaux et « au passage lance un véritable ultimatum à la Mairie » précise le patron du PCF 95. En réaction, le Front de Gauche a crée « un comité de vigilance » pour le maintien du bureau à Mériel.

La direction de la Poste a donc fait savoir à la municipalité qu’elle vendait ses locaux de Mériel, et a sollicité la Ville pour les racheter… « Si la municipalité rachète la Poste, la direction s’engage à signer un bail de six ans pour conserver ouvert le bureau de Mériel » a indiqué en substance le maire, font savoir les membres du comité de vigilance.

« Les belles promesses n’engagent que ceux qui les croient – et rien n’empêche la Poste de mettre fin au bail (ou de laisser les locaux à l’abandon) quand elle le souhaitera » affirme de son côté Stéphane Pariyski. « Pourquoi la direction vendrait-elle ses locaux si elle n’entendait, dès qu’elle le peut, fermer le bureau au profit d’une «Agence postale communale», comme elle l’a déjà fait par exemple à Valmondois » poursuit l’élu communiste. Les militants du Front de gauche soulignent que la Poste a déjà divisé par deux le nombre d’agents aux guichets depuis 2003, et qu’elle entend, d’ici 2012 (date de la « libéralisation » des services postaux), transformer un maximum de bureaux en « Agence postale communale», aux frais des Communes (et donc des contribuables), et qui offriront des services limités (notamment bancaires).

« Que deviendrait notre centre ville sans son bureau de Poste ? » questionne Jean-Michel Ruiz. « De nombreux Mériellois s’étaient mobilisés lors de la votation citoyenne contre la privatisation en 2009, nous les appelons à se rassembler pour mettre en échec ce projet désastreux ». S’il s’oppose fermement à la vente des locaux du bureau, le Front de gauche ne rejette pas l’idée du rachat d’une partie du reste des locaux de la Poste, aujourd’hui désertés, « afin de les transformer en logements sociaux et/ou en extension de l’école du Centre ».