« C’est à nouveau sur les territoires les plus défavorisés que l’on concentre les difficultés » s’indigne le maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy. Alors que depuis plusieurs mois une dizaine de familles est hébergée sur sa commune « sans que le maire en soit tenu informé », l’élu est aujourd’hui face à la demande de scolarisation des enfants « non francophones ». S’il y a répondu favorablement « dans l’attente de leur départ », Jean-Pierre Blazy demande à l’Inspecteur d’Académie « que l’Education nationale prenne en urgence les dispositions pour renforcer la prise en charge éducative de ces enfants » dans sa commune déjà classée en zone d’éducation prioritaire.

 L’installation d’une dizaine de familles demandeuses de l’asile politique dans un hôtel de Gonesse par le Samu social de Paris et l’agence de voyage Monde Sans Frontières fait enrager Jean-Pierre Blazy. Après l’hébergement de plusieurs demandeurs d’asile venus de la caserne Bossut dans un hôtel de la commune il y a un an, le maire est désormais confronté aux problèmes de scolarisation des enfants de ces nouveaux arrivants. Une goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli. « C’est à nouveau sur les territoires les plus défavorisés que l’on concentre les difficultés » regrette le socialiste. « Ces demandes de scolarisation pour des enfants nécessitant un encadrement renforcé ne sont pas sans conséquences dans une commune en zone d’éducation prioritaire qui connaît trop les problèmes d‘échec scolaire » ajoute-t-il.

« Ces familles n’ont pas vocation à rester sur la commune »

Pour Jean-Pierre Blazy, la ville de Gonesse est « prise entre le marteau et l’enclume »

. Le maire a rencontré les représentants du Samu social de Paris pour leur indiquer que la question de l’hébergement sur Gonesse de ces familles « ne pouvait pas se faire sans concertation avec la ville » et a regretté « d’être mis devant le fait accompli. » Il a également reçu les représentants de la FCPE et de la Ligue des Droits de l’Homme pour leur dire, en accord avec le Samu social de Paris, que « ces familles n’ont pas vocation à rester sur la commune. » Dans l’attente de leur départ, les enfants seront donc scolarisés dans les écoles de Gonesse.

Tout en dénonçant la concentration des difficultés sur son territoire, Jean-Pierre Blazy indique que Gonesse prendra ses responsabilités. Cependant dès que ce nouvel épisode aura pris fin, l’élu recevra à nouveau le Samu social de Paris « pour rechercher un accord négocié et équilibré aux difficultés et réalités locales. »