Depuis plusieurs mois, les faits de violences se multiplient à Villiers-le-Bel. Ces trois derniers mois, la commune a vu Maxime mourir et 14 personnes blessées. Jeudi, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) s’est réuni. Un point complet de la situation sur la commune a été fait par l’ensemble des partenaires : bilan des dispositifs en vigueur et élaboration d’un plan d’action spécifique sur la ville. Tous ont souligné le caractère préoccupant des évènements récents marqués notamment par la répétition d’usage d’armes à feu et la tension persistante entre certains groupes. Le CLSPD se réunira à nouveau dans un mois.

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) s’est réuni le jeudi sous la présidence de Didier Vaillant, maire de Villiers-le-Bel, en présence de la préfète déléguée à l’égalité des chances, du procureur de la République de Pontoise, du sous préfet de Sarcelles, de la chargée de mission de prévention du Conseil général du Val-d’Oise, du proviseur représentant de l’inspecteur d’Académie du Val-d’Oise, du directeur départemental de la sécurité publique, du commissaire chef de la circonscription de Sarcelles et de l’association en charge de la prévention spécialisée.

Un point complet de la situation sur la commune a été fait par l’ensemble des partenaires. Tous ont souligné le caractère préoccupant des évènements récents marqués notamment par la répétition d’usage d’armes à feu et la tension persistante entre certains groupes. Le procureur de la République a indiqué que les responsables des agissements récents (usage d’armes à feu et tension persistante entre certains groupes) sont activement poursuivis pour être déférés à l’autorité judiciaire dans le cadre d’enquêtes policières approfondies mobilisant d’importants moyens.

Soulignant le voeu des Beauvillésois à vivre dans une commune sûre, le maire de Villiers-le-Bel a appelé à l’interpellation rapide des délinquants et indiqué sa ferme détermination à mettre en oeuvre toutes les mesures de son ressort pour combattre l’insécurité aux cotés des services de police et de l’autorité judiciaire.

Le Conseil local de sécurité et de prévention a fait un bilan des dispositifs en vigueur et convenu d’un plan d’action spécifique sur la commune permettant, au vu de la situation actuelle, d’en renforcer la portée.

L’action de la police sera soutenue avec notamment l’action de la Brigade spéciale de terrain (BST) qui succède à l’UTeq et des renforts dédiés à la sécurisation de l’espace public, tout particulièrement les abords des établissements scolaires. Ceux ci disposeront chacun d’un policier référent à l’écoute permanente de la communauté éducative et des parents d’élève. Le groupement d’intervention régional (GIR) qui associe les services de police et les
services du ministère des finances renforcera son action sur la commune.

L’autorité judiciaire renforcera le suivi spécifique des situations concernant la commune par la mise en place d’un magistrat du Parquet référent.

Un dispositif de vidéo-protection sera mis en oeuvre par la commune dans le cadre d’un programme d’équipement qui porte sur les 4 villes de la communauté d’agglomération de Val de France.

Les dispositifs de prévention seront orientés principalement en direction des familles. Un conseil des droits et devoirs des familles, dispositif créé par la loi du 5 mars 2007, sera mis en place. Composé des partenaires impliqués dans le suivi des familles, il doit assurer un suivi renforcé des familles en difficulté. La programmation des moyens de la politique de la ville, au travers des contrats urbains de cohésion sociale ou des programmes de réussite éducative, sera concentrée sur ce point.
Une cellule de veille se réunira chaque semaine autour du maire et du commissaire de police.

Le CLSPD a convenu de se réunir dans un mois, avec tous les partenaires de la sécurité et de la prévention, pour suivre la mise en place de ces dispositifs.