L’investiture du conseiller régional UMP, Geoffroy Didier, pour les élections cantonales de mars 2011 à Gonesse a particulièrement échaudé le conseiller municipal d’opposition Denis Vigouroux (photo). Dépité, il a retiré sa candidature, « constatant que le respect des règles démocratiques n’est pas assurée au sein de l’UMP ».

 Des bâton dans les roues. C’est ce que décrit Denis Vigouroux dans un communiqué envoyé à la presse. Candidat à l’investiture sur le canton de Gonesse, il indique ne pas avoir reçu de convocation pour le comité départemental de jeudi soir devant se prononcer pour désigner les candidats aux élections cantonales. Ce conseiller municipal dénonce également « des procédés déloyaux utilisés, pour écarter les autres candidats à l’investiture. » Ainsi il lui a été impossible de se procurer la liste « à jour » des militants du canton « pour expliquer et défendre le sens de [sa]candidature. »

« Je retire, à l’instant, ma candidature et je laisse le seul candidat retenu et désigné d’avance ainsi que ses soutiens prendre toutes leur responsabilités sur le résultat des élections cantonales de mars 2011 dans le canton de Gonesse » explique-t-il dans ce communiqué. Est désigné clairement, Geoffroy Didier, 33 ans, tout juste élu conseiller régional en mars dernier et aujourd’hui candidat pour devenir conseiller général du Val d’Oise face à la sortante socialiste, Vivianne Gris.
 
Pour Denis Vigouroux, installé depuis 1989 dans le paysage politique gonessien, la nomination du conseiller du ministre de l’Intérieur comme candidat est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce qui l’amène à rappeler que « ces dix dernières années, les stratèges qui souvent nous donnent des leçons, nous ont fait perdre beaucoup de grandes communes (Goussainville, Argenteuil, Eaubonne, Montmorency…) des postes de conseiller généraux et in fine la présidence du conseil général ! »
 
« Ne trahissons pas les électeurs : ils veulent que leurs idées soient traduites en actes, ajoute-t-il. Ne pervertissons pas cette mission des partis politique qui doivent être au service des citoyens, et non au seul profit de prétendus et hypothétiques « carrières » réservées à quelques uns qui nous font perdre élections après élections. » Des arguments qui nous rappelle la période où l’on qualifiait la droite en France de « plus bête du monde »…