En dépit d’une table ronde ce mardi matin, le bras de fer se poursuit entre la direction et les salariés de Céobus. De fortes perturbations sont donc toujours à prévoir sur les 9 lignes régulières du réseau et les 3 lignes Noctiliens.

 « On ne lâchera rien ! » s’écrit Ben El Aroua, le délégué syndical CGT. Cette phrase résonne telle une devise pour les salariés de Céobus. Après 13 jours de blocage, le mouvement social ne s’essouffle pas. 70 salariés entravent toujours la circulation des bus Céobus et des Noctiliens à l’entrepôt de Génicourt. Bien que le tribunal de Pontoise vienne de les condamner à stopper le blocage, les employés ont voté à l’unanimité la poursuite de la mobilisation ce midi.

« On est dégoûté, mais on ne bougera pas du site », ajoute le délégué syndical. Toujours est-il que la direction a décidé de passer à l’action, après sa tentative avortée de créer un dépôt de fortune à Ennery, afin d’assurer un service minimum. Elle a tenté de reprendre le dialogue ce mardi matin à l’occasion d’une sixième table ronde. Néanmoins les négociations ont tourné court… Après deux heures de débat, la discussion est reportée à demain. Ben El Aroua explose : « c’est une discussion stérile, ils font des propositions qui ne vont pas dans notre sens, ils ont carrément zappé nos revendications ». Les salariés réclament toujours une amélioration de leur condition de travail et des plannings.

Bien que des tensions grandissantes apparaissent au sein du mouvement, ils indiquent qu’ils iront jusqu’au bout. D’ailleurs, le mouvement a reçu de nombreux soutiens notamment du Parti de Gauche et du PCF. Si la direction n’a pas pu être jointe, une véritable épée de Damoclès plane sur elle après l’ultimatum de Dominique Lesparre, le vice-président PCF chargé du transport qui menace dans les colonnes du Parisien de « couper le financement » des lignes si le dialogue social n’est pas repris.