La ligue des droits de l’homme déplore le fichage des Roms de la butte de Montarcy, à Méry-sur-Oise dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques). L’occasion aussi pour l’association de montrer du doigt un autre fichier : le fichier d’OSCAR (Outil de Statistique et de Contrôle de l’Aide au Retour).

 Le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) créé en 1998 pour le fichage des délinquants sexuels, concerne aujourd’hui plus d’un million de personnes.

Presque tous les délits y sont intégrés et les données peuvent être conservées pendant une période de 25 à 40 ans. Il s’agit d’un fichier géré par la police nationale et la gendarmerie qui recensent les photographies anthropométriques, les empreintes digitales, voire palmaires, et l’ADN des personnes fichées.

OSCAR (Outil de Statistique et de Contrôle de l’Aide au Retour) a été créé, lui, en octobre 2009. Ce fichier est destiné à éviter le paiement à répétition de l’aide au retour aux personnes acceptant de revenir vers leur pays d’origine. Il est géré par les membres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). OSCAR recense les données nominatives, la photographie et les empreintes digitales des dix doigts des personnes et de leurs enfants âgés d’au moins 12 ans.

Dans le cas des Roms de la butte de Montarcy, la Ligue des Droits de l’Homme craint que le délit d’occupation illégale du terrain d’autrui, qui a conduit à un fichage dans le FNAEG, soit un prétexte à la mise en place d’"un fichage ethnique discriminatoire". En outre, l’association rappelle la désapprobation récente de l’Union Européenne face à la criminalisation des Roms et juge les pratiques de fichage incompatibles avec la notion de démocratie.