Dans un communiqué commun, les partis de gauche du Val d’Oise se sont réjouis « de la subite transmission au Conseil d’État du projet de Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) par le Gouvernement que le conseil régional avait adopté en septembre 2008 ». Ils estiment que « ce projet va pouvoir entrer en application et donner des objectifs précis pour répondre aux attentes des Franciliens ». Le communiqué a été signé par le PS, le MRC, le MUP, le PCF, le PRG et Les verts. Si les partis de gauche ne contestent pas « la validité de la loi sur le Grand Paris », ils critiquent « ce super-métro de 30 à 40 milliards d’euros pour hommes d’affaires pressés ». Selon eux, il  « n’est toujours pas financé au-delà des 4 milliards que l’État a annoncés et sa réalisation – si elle devait jamais avoir lieu – n’est pas attendue avant les années 2030 ».
 
Les partis de gauche estiment que le SDRIF devrait permettre « d’offrir un logement à tous les Franciliens, avec l’objectif central : construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement locatif social à terme, accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique, garantir le rayonnement international, promouvoir une nouvelle approche stratégique de transports au service du projet régional, préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès à un environnement de qualité, préserver les terrains agricoles pour développer une agriculture de proximité et doter la métropole d’équipements et de services de qualité ».
 
La gauche du Val d’Oise affirme aussi soutenir « l’engagement de la Région et de la Ville de Paris à financer pour moitié l’Atelier International du Grand Paris (AIGP) qui doit proposer des projets architecturaux structurants pour la Métropole francilienne ». Elle se déclare aussi « encouragée par la mise à l’écart puis la démission du secrétaire d’État au développement de la Région Capitale, Christian Blanc, et son remplacement accessoire par Michel Mercier ».
 
Si les partis de gauche ne contestent pas « la validité de la loi sur le Grand Paris », ils critiquent « ce super-métro de 30 à 40 milliards d’euros pour hommes d’affaires pressés ». Estimant que « c’est aujourd’hui que les franciliens ont besoin de réponses et d’action », la gauche prônent « l’amélioration des réseaux de transports par le plan régional de mobilisation pour les transports (18 milliards), la réalisation d’Arc Express (métro de la petite couronne) dont le financement est prévu (6 milliards) et la réalisation des liaisons tangentielles ». Les partis de gauche réaffirment aussi leur « exigence de voir inscrit au plus vite dans la programmation du STIF le barreau de Gonesse dans sa version TCSP, puis dans sa version ferrée ».