Ce mardi après-midi, le Président de l’Agence Régionale de Santé, Claude Evin, était présent à l’université de Cergy pour présenter l’ARS qualifiée dans l’intitulé du débat  de « pilier de la réforme du système de santé ». Les communistes du Val d’Oise profitent de sa présence dans le département pour réaffirmer leur opposition à « la dangereuse loi Bachelot » et, en particulier, au projet porté par Claude Evin sur les urgences de nuit et de week-end.
 
« Nous voyons que Claude Evin sait choisir ses dates car les principaux opposants à la loi Bachelot, dont il est devenu le « poison pilote », seront dans les rues de la capitale pour rejeter un autre recul de société qui est l’abandon de la retraite à 60 ans et l’allongement de l’activité professionnelle des salariés » s’insurge Jean-Michel Ruiz, le Secrétaire départemental du PCF.
 
Les communistes du Val d’Oise reprochent entre autre au président de l’ARS sa préconisation de ne laisser qu’un seul bloc opératoire ouvert la nuit et le week-end. Si ce projet voyait le jour, Pontoise serait désigné comme hôpital « tête de pont » et tout patient du département serait orienté vers cet hôpital « multipliant les risques encourus pendant le transport ». « L’engorgement actuel des urgences serait ainsi aggravé par une telle mesure mettant en danger les patients mais aussi les personnels qui auraient des conditions d’exercices professionnels risquées » affirme le communiqué de la Fédération du PCF.
 
Pour les communistes, d’autres choix politiques pour la santé publique sont possibles. « La proximité peut s’articuler avec la qualité en toute sécurité. Les moyens financiers existent pour une santé publique répondant aux besoins de la population dans le cadre d’une protection sociale démocratisée » précisent-ils.
 
Les communistes et leurs élus se disent déterminés à tout mettre en œuvre pour contribuer au rassemblement le plus large, avec les « comités de défense des hôpitaux » de Pontoise et d’Argenteuil, pour s’opposer à ce qu’ils appellent « cette casse programmée de la santé publique».