Les maires d’Argenteuil et de Saint-Gratien ont tenu à réagir après les incidents qui se sont produits dans leurs communes, en marge des manifestations lycéennes. Si le socialiste Philippe Doucet « désapprouve l’utilisation disproportionnée de la force publique et l’envie d’en découdre quand il faudrait agir avec discernement pour sécuriser et sauvegarder l’ordre public. », Jacqueline Eustache-Brinio (UMP), elle, salue « la très forte mobilisation des forces de l’ordre (polices nationale et municipale, gendarmerie) » qui « a permis d’éviter une détérioration de la situation et de procéder rapidement à l’interpellation d’une vingtaine de jeunes. »

 Pour le maire d’Argenteuil, les incidents de ce matin dans sa commune « illustrent la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy ». « Une politique qui exclut le dialogue et conduit à l’utilisation à outrance de la force, ajoute-t-il. Une politique qui peut conduire le débat démocratique sur la voie de la violence. »

Dans un esprit d’apaisement, Philippe Doucet « renouvelle l’appel au calme auprès de tous, et invite les manifestants lycéens à rejoindre le mouvement de samedi, encadré par les organisations politiques et syndicales, afin de ne pas gâcher l’élan national pour la défense des retraites. »

La maire de Saint-Gratien pointe l’irresponsabilité de certains partis politiques

C’est une toute autre analyse que Jacqueline Eustache-Brinio a livré après les nombreux incidents à Enghien ce matin (lire l’article). « Si l’on peut comprendre que les lycéens souhaitent s’exprimer sur un sujet de société et d’actualité comme celui de la réforme des retraites, je ne peux en revanche que condamner les actes de violence qui, ces derniers jours, se multiplient en marge des manifestations » indique l’élue UMP.

« Ces faits n’ont aucun lien avec le message que souhaitent délivrer les lycéens mais leurs revendications sont détournées pas des fauteurs de troubles, poursuit-elle. Compte tenu des événements qui se sont déroulés ici comme dans plusieurs établissements du Val d’Oise, il me paraît totalement irresponsable de la part de partis politiques comme de syndicats d’appeler les lycéens à manifester de manière spontanée, en l’absence de tout encadrement. »