Vos rendez-vous au Théâtre 95 de Cergy-Pontoise pour le mois de novembre.

Le Terrier
Mercredi 10, vendredi 12 et samedi 13 novembre à 21h
Une nouvelle de Frankz Kafka. Mise en scène de Denis Plassard.

 Un couple vit dans un terrier, une sorte de bunker souterrain, qu’il a construit pour se protéger du monde extérieur. Il recherche, sans jamais l’atteindre, la tranquillité que seule lui apporterait une sécurité totale et illusoire. Chaque événement est prétexte à de nouvelles organisations stratégiques. C’est avec mon regard de chorégraphe que j’ai abordé cette mise en scène. La superposition du texte et du mouvement, leurs éventuelles confrontations, participent pleinement au propos. L’engagement physique des deux personnages dans cet univers singulier, rend palpable la montée de l’angoisse et du délire paranoïaque. Ce texte de Kafka résonne particulièrement aujourd’hui quand on le confronte à la réalité. La peur de l’autre est ici un thème, qui comme un leitmotiv musical, revient constamment, se développe et s’amplifie jusqu’au délire. Dix ans après sa création, « Le Terrier » a encore des choses à nous dire… Denis Plassard
 
«Rarement l’alliage entre le théâtre et la danse n’aura été aussi efficace et opportun. La moelle du texte de Kafka devient visible et palpable sans jamais sombrer dans l’explication ou l’illustration. Ce «Terrier» de Plassard est, de bout en bout, un bonheur d’intelligence scénique.» Jean-Emmanuel Denave, Le Petit Bulletin, 2010

«Si le texte est délirant, fantasque et multiple, la danse est paranoïaque, faite de mouvements retenus, de rejets brutaux, de tensions non résolues. C’est la danse qui fait sortir ce texte de l’anecdote pour lui donner sa portée. Par la danse, le terrier est en chacun.» Philippe Verrièle, Les saisons de la danse,1998

 

D’où va-t’on ?
 Jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 novembre à 21h
Mise en scène et interprétation de Clémentine Yelnik

Toujours penchée sur l’Homme, la plume à la main, Victoire Coschmik regarde ce que nous sommes en tout temps, en tout lieu. Elle écrit ce qui lui vient de ses observations : l’intelligence de Galilée avec qui elle déjeune quand elle est enfant, un goûter avec Napoléon, la jambe du facteur dans la gueule du chien du voisin, le génie de l’Homme auquel il manque un ingrédient… Chaque jeudi, un journaliste de la radio la questionne à travers les écouteurs. Ce jour-là, elle se trouve dans un théâtre et lui raconte des fragments de son «désespoir amoureux de l’Homme». Il y a du clown dans l’air et c’est très sérieux.
 
«La puissance du jeu de scène de Clémentine Yelnik n’est pas due au hasard. Formée au Théâtre du Soleil, cette tornade d’énergie artistique a incarné de grands rôles dans les pièces de Shakespeare montées par Ariane Mnouchkine ou la femme de Gandhi dans L’Indiade. Véritable aventurière des planches, Clémentine Yelnik n’a peur de rien quand il s’agit de porter un personnage au-delà de toute convention. Et si elle décide aujourd’hui d’apparaître sans nez de clown, de masque ou de métamorphose physique, nous allons pourtant assister à des changements ébouriffants.» Françoise Christmann, Tous Montreuil, 2010