Suite aux nombreux incidents qui se sont déroulés dans le Val d’Oise lors des manifestations lycéennes, le PCF condamne l’utilisation de la force « de façon disproportionnée » par les policiers. Le Secrétaire départemental du PCF, Jean-Michel Ruiz, a d’ailleurs écrit au Préfet pour dénoncer « l’utilisation abusive du flash-ball et le recours systématique aux gaz lacrymogènes » et demander l’annulation « de toutes les poursuites judiciaires contre les lycéens. »

 Pour les communistes, « il est en effet légitime que les jeunes se mobilisent sur la question des retraites puisque le gouvernement ne cesse d’affirmer que l’objectif du projet est de pérenniser le système existant pour les générations futures ». Le PCF valdoisien s’étonne que le gouvernement ne voit dans cet engagement de la jeunesse que manipulation et incompréhension. « Le mépris affiché à l’égard de toute une génération est purement scandaleux » s’insurge-t-il dans un communiqué. Le PCF s’étonne que l’on puisse juger les lycéens incapables de comprendre le projet et leur interdire quasiment d’assumer leur citoyenneté, en manifestant par exemple, et dans un même temps les rendre pénalement responsables à 13 ans comme le préconise Monsieur Sarkozy ?

« Annulation de toutes les poursuites judiciaires contre les lycéens »

Le Secrétaire départemental du PCF a écrit au Préfet pour qu’il vérifie comment les interventions policières se sont déroulées, pour qu’il appelle les forces de l’ordre à plus de retenue face aux lycéens et qu’il fasse annuler toutes les poursuites judiciaires contre les lycéens,  animateurs de ces mouvements.

« La jeunesse n’est pas coupable, c’est le gouvernement qui, avec son refus de négocier, est le seul responsable de cette situation », conclut Jean-Michel Ruiz.

De leur côté, des syndicats demandent rendez-vous au préfet après les dernières manifestations lycéennes sur les retraites. 

 
Parmi ces syndicats, la CGT, la CFDT mais aussi des syndicats étudiants et lycéens. Leurs représentants se disent très interrogatifs "sur le rôle joué par les forces de l’ordre qui soit se montrent d’une extrême violence, soit sont dans l’incapacité de maîtriser des éléments extérieurs aux mobilisations des jeunes.
 
Les syndicats ont exprimé le caractère d’urgence du rendez-vous