«  Un couple vit dans un terrier, une sorte de bunker souterrain, qu’il a construit pour se protéger du monde extérieur. Il recherche, sans jamais l’atteindre, la tranquillité que seule lui apporterait une sécurité totale et illusoire. Chaque événement est prétexte à de nouvelles organisations stratégiques. C’est avec mon regard de chorégraphe que j’ai abordé cette mise en scène. La superposition du texte et du mouvement, leurs éventuelles confrontations, participent pleinement au propos. L’engagement physique des deux personnages dans cet univers singulier, rend palpable la montée de l’angoisse et du délire paranoïaque. Ce texte de Kafka résonne particulièrement aujourd’hui quand on le confronte à la réalité. La peur de l’autre est ici un thème, qui comme un leitmotiv musical, revient constamment, se développe et s’amplifie jusqu’au délire. Dix ans après sa création, Le Terrier a encore des choses à nous dire… », Denis Plassard, metteur en scène.   

 Le spectacle et la presse
« Rarement l’alliage entre le théâtre et la danse n’aura été aussi efficace et opportun. La moelle du texte de Kafka devient visible et palpable sans jamais sombrer dans l’explication ou l’illustration. (…) Ce « Terrier » de Plassard est, de bout en bout, un bonheur d’intelligence scénique. »
Jean-Emmanuel Denave, Le Petit Bulletin

« Si le texte est délirant, fantasque et multiple, la danse est paranoïaque, faite de mouvements retenus, de rejets brutaux, de tensions non résolues. C’est la danse qui fait sortir ce texte de l’anecdote pour lui donner sa portée. Par la danse, le terrier est en chacun. »
Philippe Verrièle, Les saisons de la danse

Mercredi 10, vendredi 12 et samedi 13 novembre 21h
Texte de Franz Kafka
Mise en scène de Denis Plassard