Dans un communiqué, le PRG95 s’est dit « très réservé » concernant les deux projets que sont le « Grand Paris » et « Arc express ». Ils critiquent en outre leur lenteur et le fait qu’ils ne répondent pas aux besoins départementaux.

Les radicaux de gauche estiment que « les délais de réalisation des deux projets sont tels que l’un comme l’autre serait obsolète avant même d’être inauguré ». Ils rappellent à titre d’exemple que des pays « émergents comme la Chine, l’Afrique du Sud, la Russie ou encore le Brésil ont démontré en organisant ou en préparant l’organisation de grands événements sportifs planétaires leur capacité à réaliser des infrastructures de transports très rapidement ». D’un point de vue financier, le PRG95 fustige un projet de « Grand Paris » reposant sur « la mise en place, par l’Etat, d’une opération de spéculation foncière autour des futures gares qui ne [leur]semble pas saine financièrement ».

Pour ce qui est du Val d’Oise au cœur de ces projets, les radicaux estiment qu’aucun «ne tient compte des besoins de notre département et aucun des deux ne favorise son développement économique». « Les radicaux de gauche préconisent donc une réalisation rapide des projets dont le département a un besoin urgent » renchérissent-ils. Pour ce qui est de ces réalisations, ils citent le barreau de Gonesse, la tangentielle Nord, la fusion de la Zone 6 dans la Zone 5 et le développement et la modernisation des parkings d’intérêt régional.

Enfin, ils demandent « une révision rapide de la loi sur le « Grand Paris » pour la rendre compatible avec le SDRIF ». En effet, le Conseil d’Etat n’a pas pu donner un avis favorable au projet de décret approuvant le nouveau schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Les radicaux espèrent donc une collaboration entre l’Etat et la région.