Un rapport de la Cour des comptes rendu public aujourd’hui par Le Parisien tacle sévèrement la RATP et la SNCF. Saturation, dysfonctionnements, manque d’investissements… les reproches sont nombreux et les chiffres avancés dans ce compte-rendu font froid dans le dos. Le quotidien relève quatre gros points noirs : le coût et la durée des travaux, un système de bonus-malus qui n’incite pas la SNCF et la RATP à améliorer la qualité de service, une comptabilité opaque et une hausse des tarifs jugée « inéluctable ».

 Chaque jour 7,4 millions de passagers empruntent les transports ferroviaires en région parisienne. Résultat : un réseau complètement saturé et inadapté à la population comme peuvent en témoigner les usagers valdoisiens. Car les lignes du Val d’Oise font partie des plus sinistrées : les RER A, B et D sont ainsi dans le top 4 de l’irrégularité derrière la ligne Paris Nord – Crépy-en-Valois. Leur taux d’irrégularité pour le 1er semestre 2010 sont respectivement de 18,4%, 18,5% et 16,8%. Viennent ensuite la ligne C du RER (12,2%), Paris Saint-Lazare branche Nord (11,6%) et Paris Nord  branche Ouest (9,1%). 

Autre mauvaise nouvelle pour les voyageurs. La cour des comptes recommande une hausse des tarifs qu’elle juge inéluctable. Une mesure nécessaire pour améliorer les réseaux existants d’autant plus que la plupart des travaux envisagés par le Stif coûtent plus chers que prévu. Sur la période 2000 – 2006 les 25 projets lancés ont coûté en moyenne 92% plus cher que ce qui était annoncé. La Cour des comptes avance une « sous-évaluation quasi systématique du coût des travaux. » Pis, le rapport révèle d’ailleurs que les investissements envisagés pour rénover le réseau reste à financer en grande partie.