Suite à la lettre envoyée par le Maire (PS) de Cergy, Dominique Lefebvre, au président de la SNCF pour se plaindre de la situation catastrophique sur le RER A, les réactions de l’opposition sont vives. L’UMP estime que le maire se trompe de cible : pour la droite locale, c’est au STIF présidé par le socilaiste Jean-Paul Huchon d’intervenir : « C’est à lui qu’il faudrait écrire ces rappels à l’ordre, proposer des actions (…) les transports franciliens ne se décident pas à la tête de l’Etat ou à la direction de la SNCF ».

« Grâce à de soi-disant mails d’usagers des transports en commun envoyés en mairie de Cergy, le maire a enfin pris en compte les problèmes du RER A (qu’il ne prend jamais !!) mais toujours pour créer une polémique par un courrier envoyé au directeur de la SNCF », dénonce Alexandre Pueyo, responsable UMP de Cergy. Ce dernier voit dans l’interpellation du patron de la SNCF par Dominique Lefebvre « une vague campagne de communication, plus que des propositions concrètes et innovantes ».

Raillant l’attitude du maire « semblant aujourd’hui s’intéresser au RER », l’UMP de Cergy rappelle que la RATP gère la ligne A au delà de Nanterre Préfecture. « Nous attendons la lettre à son président », ironise Alexandre Pueyo.

L’UMP s’attaque aussi à « la mauvaise gestion socialiste de la Région Île-de-France ». Elle rappelle que le STIF est présidé par Jean-Paul Huchon, élu PS : « C’est à lui qu’il faudrait écrire ces rappels à l’ordre, proposer des actions (…) les transports franciliens ne se décident pas à la tête de l’Etat ou à la direction de la SNCF ».

Alexandre Pueyo ajoute que si l’interconnexion (changement de conducteur) n’est toujours pas supprimée à Nanterre-Préfecture, c’est parce que « le STIF et la Région sont en réalité incapables de mettre les 2 opérateurs de transport autour d’une table pour en discuter et pour trouver les solutions qui doivent permettre cette suppression ».