Dans un tract diffusé aux Argenteuillais, Ali Romdhane, porte-parole d’Etre de Gauche 95, alerte une nouvelle fois sur la situation de la démocratie dans la troisième ville d’Ile-de-France. « La démocratie est bafouée […] les Argenteuillais vivent actuellement  une démocratie qui n’est ni représentative, ni participative et encore moins sociale » explique-t-il. L’occasion aussi de préparer le terrain en vue d’une éventuelle candidature à l’élection cantonale de mars prochain.

 Manque de transparence et de démocratie, pression fiscale insupportable, les griefs exposés par Ali Romdhane sont nombreux. « Du jamais vu sur Argenteuil ! » s’offusque l’ancien secrétaire de section du PS. Selon lui, le maire d’Argenteuil, Philippe Doucet, a dénature le concept de démocratie représentative « en muselant l’opposition de droite, en réduisant à néant l’apport des ses partenaires de gauche mais pis encore en bâillonnant tous les membres de son équipe municipale toute tendance confondue. »

« Détourner l’opinion des vrais problèmes de la ville »

Pour Etre de Gauche 95, il en va de même pour la démocratie participative, illustrée par le « rôle symbolique » des « pseudos comités de proximité. » « Il faut rétablir au sein des comités de proximité une véritable démocratie participative en associant les Argenteuillais aux débats budgétaires et aux projets de leur ville » préconise l’association. « Non seulement, il (le maire d’Argenteuil, NDLR) n’a rien respecté de toutes ces promesses mais il a imposé le silence aux Argenteuillais, renchérit Romdhane, son porte-parole. Le maire étant expert en matière de communication, il trouve le plus souvent le bon mot, le discours qui fait mouche pour faire taire l’opposition et fait entendre aux argenteuillais ce qu’ils veulent entendre. Parallèlement, il use et abuse des différents supports de communication onéreux pour détourner l’opinion des vrais problèmes de la ville. »

Et ces vrais problèmes argenteuillais, Ali Romdhane aimerait sans doute les exposer dans un débat public argumenté à l’occasion de la campagne électorale pour l’élection cantonale de mars prochain. Mais pour l’instant sa candidature reste encore dans les starting-blocks.