Nouvelle colère des élus de l’opposition au Conseil général du Val d’Oise. Cette fois-ci dans le viseur de l’Union pour le Val d’Oise (UMP – non inscrits) : la dernière réunion d’information tenue par Didier Arnal en présence du président des départements de France, Claudy Le Breton, sur la réforme territoriale et les enjeux pour le monde associatif. « Alors que, dans cette réforme, les dispositions qui concernent les associations, n’entreront en vigueur qu’en 2015, pourquoi programmer une « information » en décembre 2010, à 3 mois d’échéances électorales ? » s’interroge la droite, qui se réserve « la possibilité d’engager toute action visant à faire respecter la neutralité du Conseil général dans le processus électoral. »

Mardi 14 décembre, le Conseil général organisait une réunion d’information à l’EISTI, école d’ingénieur de Cergy, dont le thème était : « Réforme territoriale, quels enjeux pour les acteurs associatifs valdoisiens ». Au delà de la date retenue pour cette réunion, la droite émet plusieurs reproche au président du Conseil général quant à son contenu. Tout d’abord l’absence d’élu d’opposition à cette table-ronde, ce qui démontre selon l’UVO « une confiscation des moyens du Conseil général au seul profit de l’exécutif, et une curieuse conception de la démocratie. »
« Les prises de position de tous les intervenants « officiels » n’avaient qu’un but : faire naître des craintes aux responsables associatifs au sujet du financement de leurs activités, ajoute la droite. C’est une présentation à sens unique, de parti pris, et en fin de compte scandaleuse et potentiellement illégale. » Autre grief : les interventions du publics « peu nombreuses » et orientées au goût de l’UVO.

La droite aux aguets

« Pourtant, les départements continueront après 2015 à financer les associations à caractère sportif, culturel, touristique, sanitaire et social, d’aide à l’enfance, aux personnes âgées, aux personnes handicapées, etc… », appuient les conseillers généraux de droite. « Cet état de fait aurait mérité d’être souligné dans cette réunion, ajoutent-ils. Tel n’a pas été le cas. »
Ces derniers ont donc réclamé par courrier au Président du Conseil général le texte de son discours, ainsi que tous les documents ayant servis de supports aux  interventions des orateurs. Ils ajoutent qu’ils étudient aujourd’hui « avec précision la communication institutionnelle du Conseil général. » « Toutes les affiches déployées dans le département étant aussi susceptibles de tomber sous le coup de l’article L52-1 du Code électoral » insistent-ils. Une démarche qui rappelle le recours déposé contre l’élection de Jean-Paul Huchon à la tête du Conseil régional d’Ile-de-France.