Eragny donne le coup d’envoi de sa saison 2011 au théâtre de l’usine avec les premiers spectacles de l’année. 

Suite parentale d’Agnès Marietta
Compagnie Travaux Publics

Vous apprécierez tout le confort d’une suite parentale, avec salle de bains attenante et reflets, pas toujours flatteurs, dans le miroir du matin.
Nous retrouvons Olivier et Béatrice, le couple de Coeur de Cible, mais eux ont bien du mal à se joindre. Cette fois le zoom est sur elle. Son mari, trop présent ne l’intéresse pas ; son amant qui lui échappe la fascine, la tient en haleine au bout d’un clic. Sa mère lance des appels en absence, son père s’enferme dans ses travaux qui s’éternisent, sa soeur accuse la terre entière pour se dérober à ses responsabilités et Olivier, son mari se réfugie dans un passé idéal. Rupture par sms, déclaration d’amour sur messagerie vocale, disputes par mail, six personnages dans le vide, en quête de « real life ». Cette Suite parentale, toute en chassés-croisés sera, à l’instar des Suites de Bach composée de contrepoints, courantes et menuets.

Dates des représentations :
du 14/01 au 22/01 (les vendredis, samedis et mardis à 21h / les dimanches à 16h)

 
Je vous embarrasse très fort de Gille Berry et Jean-François Maurier
Compagnie Le Crik

C’est l’histoire d’un type qui arrive chez vous et qui vous fait vite comprendre que c’est vous qui êtes un peu chez lui et que, tant qu’à être chez lui, autant y être complètement.
Partager ce qu’il a dedans sa tête et son corps avec ces gens, là, qui attendent et semblent n’avoir rien d’autre à faire, s’épancher, s’étaler, ça oui, il aimerait bien. En fait, entre les expériences extrêmes à vivre avec vous, les encombrements à régler, les savoirs à révéler, son programme est plutôt chargé.
Et justement il a cette fâcheuse tendance qu’ont les clowns à s’éloigner du programme, à aimer les accidents… Alors, parviendra-t-il à en finir avant la fin ?

Dates des représentations :
27,28,29/01 à 21h / 30/01 à 16h / 08 et 09/02 à 21h

 
Le grand orchestre du Tricorne gueule Rictus d’après Jehan Rictus
Théâtre du Tricorne

Le Grand Orchestre du Tricorne revient au Théâtre de l’Usine pour colporter la poésie de la vindicte populaire, le cri de la mi¬sère, le chant des oubliés du progrès technico-social…
Une esquisse du tableau peint par Jehan-Rictus(1867-1933) au début du XXè siècle dans ses deux recueils : Les Soliloques du pauvre (1895) et Le Coeur populaire (1914). Un tableau qui réson¬ne encore tristement à notre époque.
Ce spectacle est un récital théâtralisé, présenté par un orchestre composé d’interprètes déconfis, glauques et véhéments, sem¬blants sortis d’une pièce de Beckett, d’un roman d’Edgar Poe ou d’un film de Murnau. De la marche rythmée de révolte de L’Hiver à la triste ritournelle de Berceuse pour un pas d’chance, en pas¬sant par la simili-guinguette des P’tites Baraques : Le Grand Or¬chestre du Tricorne, c’est du classique-punk, de la poésie popu¬laire sans concession et sans guitare ! C’est aussi un hommage à leurs influences et ceux qui bercent les oreilles de ces interprètes depuis leur première jeunesse : Brel, Ferré, Renaud, Têtes Raides…

Dates des représentations :
04 et 05/02 à 21h