Dans un communiqué acerbe, le maire UMP de Franconville ne mâche pas ses mots sur les propositions faites par son homologue de Domont pour réformer la fiscalité. « Laisser prospérer l’idée de la suppression de l’ISF, corrélativement avec la taxation des plus-values éventuelles issues de la revente de sa résidence principale, s’apparente à un suicide collectif dont la première victime sera le Président de la République », estime Francis Delattre.

 Le maire UMP de Franconville n’aurait-il toujours pas digéré son éviction de la reconquête du Conseil général du Val d’Oise ? A voir la rapidité et le piquant de sa réaction à l’annonce des propositions de Jérôme Chartier, ancien président de l’UMP 95 qui l’a écarté de son rôle de chef de file pour ces élections cantonales après la polémique Soumaré, on pourrait penser que oui… Si le communiqué de Francis Delattre est succin, en deux phrases il égratigne le député-maire de Domont, chargé par l’UMP de réfléchir à la réforme de la fiscalité.

Outre le message passé en allégeant l’ISF et en taxant les plus-values sur les résidences principales, l’édile de Franconville ne goute pas que l’on s’attaque aux classes moyennes et cite même en référence le socialiste Dominique Strauss Kahn. « Cogner un peu plus sur les classes moyennes, taxer l’investissement productif et rigidifier un peu plus le marché du travail, ce sont trois handicaps qu’avait voulu surmonter le ministre des finances Strauss Khan en ramenant la taxation des mutations immobilières de 12 % à 5 % environ », écrit-il avant de conclure par la formule ironique : « Félicitations à tous ces stratèges. »