A trois semaines du grand oral devant la Fédération Française de Tennis (FFT), le projet de Gonesse vient de prendre une nouvelle dimension avec notamment une augmentation significative de la surface du site qui passe à 32 hectares et la garantie d’emprunt donnée à la FFT par le Conseil général du Val d’Oise. Le dossier porté par la commune et l’EPA Plaine de France est en concurrence avec Paris, Versailles et Marne-la-Vallée.

 Dernier coup de poker de Gonesse pour accueillir le tournoi de Roland Garros à partir de 2016. A l’approche de la décision finale de la FFT, le projet valdoisien revient à la charge et annonce de nombreuses améliorations à un dossier pourtant déjà bien ficelé. Aujourd’hui, il avance « une garantie d’emprunt donnée par le Conseil général, une subvention pour faciliter la réalisation du projet, un site agrandi à 32 hectares pour rivaliser avec les plus grands tournois internationaux, un engagement de plusieurs promoteurs immobiliers pour construire des bureaux et dynamiser l’environnement du futur site » et enfin « la confirmation de la réalisation d’infrastructures de transport exceptionnelles. »

« Des conditions financières optimales »

« Le Conseil Général s’engage à garantir l’emprunt de la FFT, annonce le président du Conseil général du Val d’Oise, Didier Arnal. De plus, nous allons lui octroyer une subvention en investissement. La FFT pourra ainsi mettre en oeuvre son projet dans des conditions financières optimales. » Une « excellente nouvelle » synonyme de « mobilisation des élus du territoire » pour le maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy.

Un site de 10 hectares supplémentaires

Autre changement d’importance : le terrain affecté au nouveau site représentera une surface totale de 32 hectares, au lieu des 22 hectares initialement proposés. Avec cette superficie, Gonesse rejoint notamment le projet de Versailles et ses 35 hectares. Une extension qui permettra d’accueillir « dans d’excellentes conditions spectateurs, joueurs, VIP, sponsors et médias » ajoute l’EPA Plaine de France qui précise que le site réservé au tournoi sera au contact d’un parc créatif et évènementiel de 50 hectares, Europa City, porté par le groupe Auchan.

A côté de ses deux modifications principales, les porteurs du projet de Gonesse vantent l’engagement des promoteurs qui projettent de « réaliser quelques 50 000 m² de bureaux, contigus au site de Roland Garros dès 2016. » « Ces derniers rachèteront le terrain nécessaire à la FFT, après aménagement par l‘EPA, poursuivent-ils. La FFT pourra ainsi réaliser une opération immobilière qui lui apportera une recette de plus de 12 millions d’euros. Elle aura aussi la certitude de s’implanter dans un environnement urbain dynamique. »

Les entreprises locales de proximité se sont engagées quant à elles à utiliser ces équipements en dehors des tournois pour leurs salariés. Une activité qui représentera « un apport financier complémentaire de 2 millions d’euros », estime l’Etablissement Public d’Aménagement. Une perspective soutenue par Frédéric Vernhes, président de la CCI du Val d’Oise, et Hervé Chastagnol, Directeur général de Paris-Nord 2, zone d’activité située à 300 mètres du site.

Enfin, les doutes sur la desserte du site sont en partie levés avec l’engagement du STIF de mettre en place les transports en commun pour conduire au site : un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) sera réalisé dès 2013, reliant le RER B (gare Parc des expositions) au RER D (gare de Villiers-le-Bel / Arnouville-Gonesse) suivi de la réalisation du barreau ferré de Gonesse, en 2017. Un maillage auquel devrait s’ajouter la station de métro automatique du Grand Paris, dont la création a été confirmée le 13 janvier par l’Etat.