"Seule une planification stricte de réduction du nombre des mouvements peut permettre d’atteindre l’objectif de réduction des nuisances ; en commençant par un plafonnement des mouvements la nuit de 22h à 6h, puis en mettant en place un plan de réduction progressive et stricte sur la période", expliquent les associations de riverains ADVOCNAR, AREC et CIRENA. "Aucune autre mesure ne permet de garantir la pérennité des réductions de nuisances puisque chaque nouvelle mesure est systématiquement annihilée par la croissance du trafic".

"Après huit mois, il faut se rendre à l’évidence, le groupe de travail vol de nuit, créé par Monsieur le Préfet de la Région Île-de-France, ne conduira à aucune amélioration de la situation des populations survolées", jugent, dans un communiqué conjoint, les associations ADVOCNAR, AREC et CIRENA.

Les trois associations de riverains demandent  "formellement", après ces séances d’échange d’informations, que la mission et donc le mandat du groupe de travail soit formellement d’aboutir à une réduction significative et durable des nuisances aériennes générées par l’aéroport Roissy CDG sur la nuit 22h00 – 6h00, "conformément aux préconisations de l’OMS".

"Tout au long de ces réunions, les opérateurs du transport aérien ont présenté les bienfaits du modèle vol de nuit pour leur économie. Pourtant, il y a le revers de la médaille, déclarent les associations. Les conséquences de la pollution et du bruit sur la santé des populations survolées avérées par de nombreuses études épidémiologiques, les coûts externes générés, les conséquences sociales."

Les trois associations demandent donc "une réduction significative et durable des nuisances la nuit". Elles rappellent que depuis le début du processus, elles n’ont strictement rien demandé pour la période 0h00 5h00, même si elles attendent sur cette période l’application stricte de l’ordonnance du 6 novembre 2003, sur la forme et sur le fond, concernant le retrait des créneaux non utilisés.